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17/06/2009

GROUPE 1 : BALDI, CHERIEF, COLNAT, CREUSOT, DENG

Compte-rendu de la séance du 12/06/2009

 

       Après avoir expliqué nos différents projets de sous-secteurs, plusieurs récurrences sont apparues, dont, notamment, le problème lié au prospect et donc au vis-à-vis, à la délimitation des parcelles, à la profondeur que l’on pourrait attribuer aux différents types de bâti (par exemple, pour du logement collectif le long du boulevard, une profondeur de 12 à 13m serait plus que raisonnable), ainsi qu’au statut des différentes voies et des cœurs d’îlots. Le bâti doit, en effet, confirmer le statut de la voie.

 

       Ponctuellement, la question a été posée quant au traitement du port Mazerolle. Comment gérer une sorte de cohérence le long du boulevard ? En y instaurant un rythme binaire alliant transparence (correspondant notamment au prolongement des rues…historiques) et bâti, qui créera ainsi des ouvertures ponctuelles sur la Moselle et sur la ville historique.

Au carrefour des trois sous-secteurs sur lesquels travaillent Andréa, Chunrong et Morgane, se rejoignent le boulevard et la voie du tram-train. L’idée, ici, serait de projeter une esplanade, traitée en espace urbain de qualité, au milieu de laquelle passerait ce fameux tram-train et qui permettrait ainsi, aux différentes rues des converger élégamment.

Au niveau du quartier « Sud de Woippy-Route de Thionville », a été émise l’idée de, finalement, ne pas construire, afin de conserver des vues et de permettre une continuité…visuelle entre les serres et le Mont-Saint-Quentin. L’idée d’un parc comme point de point de départ vers le grand paysage (les étangs, notamment) a été évoquée. Cependant, il ne s’agit pas d’un parc « traditionnel », mais d’une épaisseur paysagère d’une trentaine de mètres à l’intérieur de laquelle figureraient des immeubles ressemblant alors plus à de grosses propriétés allant de dix à quinze logements.

Au cours de cet entretien, plusieurs références ont été évoquées, notamment le projet de Sarcelles de Panerai qui servirait de point de départ à la redensification du secteur de la Patrotte ainsi que celui de Grenoble Tesseire qui servirait, quant à lui de base pour le travail sur certains îlots du quartier « ZAC des Deux Fontaines ».

09/06/2009

GROUPE 1 : BALDI, CHERIEF, COLNAT, CREUSOT, DENG

Compte-rendu séance 5 juin 2009 :

Les projets de sous secteurs ont pas mal évolués et des intentions nouvelles sont apparues. D’une manière générale, notre professeur  a noté de bonnes idées qui demandent surtout à être encore davantage précisées.

Morgane proposait un processus de mutation de l’existant, entre ban Saint-Martin et l’île du Saulcy, posant la question de la requalification du secteur de l’université. Le statut des passages au-dessus de la Moselle a été questionné. Sans doute que la conservation d’un déjà-là, aussi laid et aussi futile soit-il, est importante : les choses auxquelles les riverains sont habituées structurent et rendent pertinentes les interventions sur l’urbanité qui gagne en richesse. Par ailleurs, l’existence de multiples espaces verts dans le projet de Morgane pose la question de leur entretien. Il convient en effet de distinguer ce qui est public ou privé – car, évidemment, le budget n’est pas le même. Enfin le projet de Morgane mérite quelques précisions.

Chunrong a proposé une requalification des bords de Moselle basée sur une densification, néanmoins modéré, des rives. Notre correctrice à trouvé intéressant le modèle d’îlot proposé qui combine individuel et collectif. En revanche son orientation par rapport au boulevard et à la rivière est sans doute à revoir notamment pour des questions d’échelle. Il ne s’agit pas de décréter R+6 de manière générale : une telle hauteur n’est pertinente que sur le boulevard. Par ailleurs la correctrice est convaincue par la volonté de conserver une identité industrielle aux rives. Mais il faut également statuer sur l’avenir du Silo (pépinière d’entreprise ?). Le dégagement de l’île fort Moselle en détruisant les garages et en reconstruisant un parking est tout à fait pertinent.

Le parc de la Patrotte qu’Andréa à choisit de prolonger paraissait trop dilaté, le secteur étant déjà parsemé de ce type d’espace. Bien que le tracé de tram train soit pertinent ici dans la mesure où il permet de redynamiser cette zone, il s’agit maintenant de bien déterminer les tracés des voies puis de travailler un îlot type : la variation et la richesse découlera des interstices.

Mehdi à proposé un nouveau quartier visant à désenclaver le quartier social de Woippy, relier la route de Thionville et l’avenue des Deux Fontaines, en conservant le caractère paysager et intime du secteur. La mixité sociale est une question difficile et la correctrice a apprécié le fait de ceinturer les maisons individuelles en R+1 de logements collectifs et sociaux afin d’établir une sorte de progression dans le type d’habitat. Il faut d’ailleurs réfléchir davantage sur les interstices que cela occasionne. En revanche, le quartier n’est pas assez développé vers le nord et le parc transversal agit surtout comme un no man’s land. Il faut réintroduire une zone de densité qui fera l’articulation.

Le quartier que projette Pierre se fonde sur des tracés existants. Du fait de la lourdeur de l’héritage bâti dans cette zone, la structure des voies est extrêmement radicale et sévère. L’orthogonalité des voies en appelle à une définition du bâti très différente des autres secteurs. Il ne s’agit pas de déterminer un îlot type, mais au contraire de jouer sur une déclinaison basée sur une parcelle répétitive et fixe. Il faudra également davantage déterminer les gabarits de voies, les hiérarchiser en prévoyant tout de même quelques parkings aériens. Il serait peut-être aussi intéressant de pouvoir se garer le long de l’avenue des Deux Fontaines.

08/06/2009

Groupe 1 : BALDI, CHERIEF, COLNAT, CREUSOT, DENG

Compte-rendu  visite à Paris 28 et 29 mai 2009

Cette visite de Paris « à la carte » nous a permis de découvrir les quartiers suivants dans l’optique de les mettre en lien avec des secteurs étudiés à Metz.

Secteur Rive Gauche / Bercy :

Le secteur Rive gauche nous a interpelés dans le domaine de la gestion des espaces publics.  Tout d’abord dans la gestion des différences de niveaux avec le dispositif d’emmarchements de la Grande Bibliothèque. Ensuite, dans l’aménagement des rives de Seine avec une réflexion fine sur des espaces en strates successives. A noter une grande diversité des voies, dans une hiérarchie public/privé, voiture/piéton.

Ce quartier nous a également présenté un travail intéressant sur la densité des îlots, par une grande diversité des typologies de bâti dans une trame régulière. Sans oublier la conservation de bâtiments existants notamment visible dans le secteur universitaire. Un bémol tout de même, certaines zones ont tendance à basculer dans « l’exposition » d’architecture contemporaine.

Place de la Nation :

La Place de la Nation nous a démontré l’utilisation judicieuse des espaces engendrés par la circulation automobile. L’espace dégagé au centre du « giratoire » est ainsi aménagé en parc sympathique offert à la population. Par ailleurs, la Place de la Nation présente un bon exemple de générosité des espaces publics avec un travail fin sur la juxtaposition des diverses échelles.  A déplorer tout de même, le manque d’accès au cœur de la place.

Faubourg Saint Antoine :

La visite de cet ancien quartier de faubourg nous a intéressés par sa complexité et son identité forte. Le traitement du secteur dans une succession d’îlots à cours offre des espaces de qualité, sans tomber dans l’excès patrimonial et d’une grande diversité, malgré un dispositif récurrent. Il est ici très intéressant de s’intéresser au traitement du sol très souvent minéral de ces espaces relativement étroits. Par ailleurs le passage Brûlon présente une juxtaposition judicieuse de bâti ancien et contemporain dans une harmonie étonnante.

Viaduc des arts :

L’expérience du Viaduc des arts fut un véritable dépaysement. A deux pas de la Bastille, cet espace planté donne la sensation d’une île dans la ville. Un isolement qui rend cependant difficile l’appréhension de la hauteur et des superpositions. Cependant la liaison avec le parc du Reuilly est remarquable, tant par la qualité paysagère que par la gestion des bordures bâties, via le prolongement par l’allée plantée.

Canal St Martin / Bassin de la Villette :

La présentation du canal comme un véritable axe de déambulation nous a permis de tirer de nombreuses leçons quant à la mise en scène de l’eau dans la ville. La disposition de bâtiments emblématiques, tels des signaux, et la simplicité d’aménagement des rives nous ont semblé pertinents vis-à-vis du travail sur les bords de Moselle et le port de Mazerolle.

Parc d’activités de la Villette :

La visite de ce quartier a été très intéressante par la découverte de la qualification de cet espace enclavé dans une zone à priori difficile à aménager. A l’arrivée dans ce quartier de passage, aucun d’entre nous n’aurait pensé découvrir cet espace public de grande qualité offert à la population. Espace où l’on a véritablement envie de s’arrêter pour y « perdre » un peu de temps. A noter également la conservation et la mise en valeur de bâti ancien de grande qualité. Une situation qui pourrait être mise en parallèle avec certains secteurs du quartier nord, enclavés entre plusieurs voies et talus importants.

Le 104, centre de création artistique :

Cette reconversion réussie d’anciens locaux des pompes funèbres offre un espace à l’esthétique très attrayante et ludique. Véritable lieu de rencontre, il est très pratiqué et accessible à tous,  initiés ou non à l’art. Cet exemple peut être mis en lien avec la présence dans le secteur nord de bâti ancien de qualité, véritable potentiel pour le futur.

Jardin d’Eole :

Ce jardin réalisé par Michel Corajoud nous a permis une bonne appréhension d’un parc  contemporain. Ce jardin dont la simplicité des aménagements permet une multitude d’appropriations nous a notamment démontré que bon aménagement paysager ne rime pas forcément avec accumulation. Enfin, nous avons beaucoup apprécié le fil rouge de sensibilisation ludique à la valeur de l’environnement.

Quartier de la Mousaïa :

Ce quartier, à la quiétude éloignée de la vision que l’on pourrait avoir de la vie parisienne, nous a beaucoup intéressés. Tout d’abord pour la réflexion faite sur la pente et la disposition du bâti. Ensuite, le système de villas offre une réponse intéressante à la demande en maisons individuelles. Une densité acceptable est conservée et chacun dispose de l’intimité désirée. Enfin, ces espaces sont appropriés par les habitants (leur donnant une identité très particulière) mais restent cependant facilement accessibles par les personnes extérieures au quartier.

27/05/2009

GROUPE 1 : BALDI, CHERIEF, COLNAT, CREUSOT, DENG

Compte –rendu 22 mai 2009 :

Les échanges se sont surtout portés sur quelques points particuliers qu’il s’agira d’approfondir, sur les dimensions notamment des grandes infrastructures, des espaces publics, et des îlots.

La question a été posée quant aux nouvelles constructions sur l’emprise foncière du port Mazerolle, à savoir si les zones inondables nous permettaient de nous étendre sur l’actuelle station service. De plus, il nous faut travailler en concertation avec le plan de protection des sites classés, pour le silo à grains, dans le but d’établir un périmètre inconstructible en l’état actuel, mais qui pourrait être récupérer dans le temps en admettant la délocalisation de son activité. Une grande partie de notre travail sera d’imaginer le remodelage de ce secteur dans le temps, en établissant des éléments forts à mettre en place dès le départ, ce pourrait être la transversale avec son profil commun, qui amènerait à travailler en adéquation avec les centralités urbaines existantes ou futures. Le port se doit de devenir le front de mer de l’ensemble des secteurs intérieurs, mais il ne faut pas oublier le lien avec le centre historique par l’île du fort Moselle. Rendez-vous de travail est pris pour aborder les liaisons avec les berges de cette même île, par un travail très fin sur les différences de niveaux entre les différentes épaisseurs de la ville, et les infrastructures.

De la même façon, il nous semble important de travailler la relation Ban Saint Martin (entrée de ville, inter-connexion des différents réseaux) avec l’île du Saulcy, notamment par une liaison plus fine avec le boulevard ring qui rattraperait le niveau du sol. Il reste à creuser la problématique du renouvellement urbain de la pointe de l’île, aujourd’hui occupée uniquement par des logements étudiants. Comment redonner une autre valeur urbaine à ce petit territoire, et pour quelle mixité ?

Une remarque, valable pour l’ensemble des groupes travaillant sur le secteur, concerne le tracé de la ligne SNCF de fret, que beaucoup envisage de transformer en un système tram-train, réutilisant ainsi les infrastructures ferroviaires existantes. Il nous faut revenir à une plus petite échelle, pour définir quelle vision de déplacement régional et urbain ce nouveau tracé interroge-t-il ? Doit-on se positionner sur un fonctionnement uniquement à l’échelle de l’agglomération messine, ou bien peut-on envisager un tracé à l’échelle du sillon mosellan ? Quels bénéfices pour quels investissements ?

Toujours est-il que le quartier de la Pattrote s’en trouve remodelé, mais qu’un réel travail sur les formes urbaines est nécessaire pour évaluer les tailles, et le nouveau maillage à partir de l’existant.

Concernant les quartiers Sud de Woippy, route de Thionville et avenue des deux fontaines, étant envisagé le fait de bâtir à l’emplacement des serres, il nous a été demandé de travailler en concertation avec le nouveau quartier en renouveau sur les entrepôts en bordure de l’avenue des deux fontaines. Le problème vient essentiellement de la bordure entre l’avenue des deux fontaines et le quartier au sud de Woippy projeté, par la recherche de formes urbaines innovantes, dont les hauteurs doivent marquer la transition entre un cœur d’îlot bas et un remodelage de la ZAC deus fontaines dont le bâti serait plus haut (R+5, ou plus). Peut-être un élément paysager commun (petit ruisseau existant) permettrait d’étendre le lien de part et d’autre de l’avenue des deux fontaines. Un projet de TCSP est à l’étude sur cette même avenue, de part son gabarit et la volonté de desservir deux secteurs à fort potentiel, économique et social.

Les visites à Paris doivent nous permettre de confronter nos hypothèses de travail avec d’autres situations de la ville déjà-là. A voir….

06/04/2009

Groupe 1 : BALDI, CHERIEF, COLNAT, CREUSOT, DENG

Compte-rendu séance du Vendredi 4 avril 2009 :

Les deux semaines de travail nous ont permis de définir une première ébauche de nos axes de projet. Ceux-ci s’appuyaient sur un diagnostic que voici :

Le quartier peut être vue comme la convergence vers la Moselle de plusieurs axes historiques relevant de valeurs différentes (et différées au cours du temps) : route de Thionville, de Woippy etc. Ces axes sont parfois structurants parfois déstructurants notamment par la fréquentation automobile.  L’idée serait donc d’établir un lien transversal selon trois axes : les berges du canal et de la Moselle ; établir une continuité entre les différentes tranches ; le grand paysage avec le Mont St Quentin à l’ouest, la ville et ses différents repères architecturaux, de même que le quartier lui-même.

La discussion avec notre assistant nous a permit de faire ressurgir des problématiques liées à nos axes de projet.

En particulier, lorsque nous évoquions des « cercles » pour caractériser les axes  transversaux, il était évident que le concept formel avait peu d’importance mais qu’il s’agissait bien d’établir, dans un premier temps, un diagnostic sur l’existence ou non de centralités fortes ou de potentialités ; puis dans un second temps, de s’appuyer sur ce potentiel pour recréer ce lien. Le quartier se caractérise en effet par un déficit d’espaces publics.

Une discussion s’est ensuite entamée sur la modification des fonctions des espaces et notamment sur la requalification de l’autoroute en boulevard urbain. Il se pose en effet une question par rapport à la pertinence de conserver les talus et à la possibilité de reproduire des centralités : le port n’est pas nécessairement à réorienter selon une direction (le loisir par exemple), mais peut faire l’objet d’une mixité fonctionnelle qui intègre les usages actuels (silo à grain qui caractérise d’ailleurs très bien le lieu.)

Alors que l’on se posait la question du démontage de la partie est du chemin de fer, notre assistant nous a fait remarquer que la requalification de l’autoroute est peut-être l’occasion de favoriser le ferroutage au moins sur la partie est de la zone industriel ; et pas nécessairement sur la partie ouest dont la zone peut totalement changer en terme de fonction.

Nous avons également discuté de la pertinence du projet de TCSP de la ville de Metz, qui coupe à travers les actuels jardins familiaux mais pour rejoindre les quartiers sociaux au nord. Nous avons proposé de préserver les jardins et de placer (cela demande une réflexion sur site plus profonde pour évaluer la possibilité technique notamment par rapport à la largeur de rue) le transport sur l’axe historique de la route de Thionville qui perdrait ainsi son caractère automobile qui la « contamine ». Mais cela risque de ne se placer sur aucune centralité particulière.

Par rapport à notre production de documents, il a été dit qu’ils étaient plutôt pertinents mais qu’ils gagneraient à être plus argumentés.

10/03/2009

Groupe numéro 1 : Baldi, Cherief, Colnat, Creusot, Deng

Vendredi 6 mars 2009, visite de Metz,

Cette première approche du projet urbain autour de l'agglomération de Metz nous a permis d'approcher les questions de déplacement, de mixité, de renouvellement urbain, de densité dans un site marqué par la présence de l'eau et par le grand paysage au delà. Au travers des différents quartiers visités, la notion de temporalité nous a semblé particulièrement présente, par l'Histoire (que ce soit celle de ville ou à plus grande échelle celle de la grande région Est), et par les différentes couches d’informations, visibles ou induites qui se découvrent par une lecture précise d'un lieu. On peut ici aborder le quartier de l'A31 où les différents réseaux, au cours des cinquante dernières années, ont imposés un mode de fonctionnement particulier (le paysage des infrastructures), le secteur du technopôle qui affirme une vision urbaine sur une certaine qualité paysagère, ou encore le secteur "des étangs", marque des anciennes graviaires. D'autre part, de manière globale, il est intéressant de signaler une certaine homogénéité dans des lieux qui peuvent apparaître comme hétérogène, notamment vis à vis d'une politique de sectorisation venant se greffer sur une situation de faubourg existante. La question sous-jacente est celle de l'identité d'un quartier, c'est-à-dire, comment, au sein d'une agglomération, redonner un caractère propre à un quartier (et finalement le rendre visible, lisible et attirant) ? C'est par exemple un site comme le port de plaisance, ou bien encore un équipement particulier (construit ou non) permettant de recréer une centralité propre à un secteur historique, géographique, culturel.


Par son passé militaire, la ville de Metz impose une typologie particulière, marquée par une certaine rigueur qui crée des situations insulaires dans la ville (à Montigny, une ville dans la ville par sa superficie). Subsistent alors un patrimoine architectural et urbain intéressant sur lequel la ville de demain doit s'appuyer. Le secteur de Bellecroix, se poursuivant vers le parc de la Seille, apparait comme une opportunité de "poumon vert", respiration à l'échelle de la ville, dans lequel le patrimoine de Vauban s'exprime.
Malgré tout, de cette première approche, nous avons pu remarquer de réelles difficultés aujourd'hui à réconcilier, à rattacher, à relier les différents secteurs entre eux, soit par des coupures naturelles (la Moselle et la Seille) ou construites (autoroutes, voies ferrées, boulevards comme des goulets à voitures), et ainsi à gérer les espaces d'entre-deux qui se multiplient par l'étalement urbain (nœud autoroutier infernal).
Un petit point particulier pour signaler les jardins familiaux qui restent très présents et qui définissent un paysage rural très appréciable et agréable à l'œil.

Un certain nombre de remarques sont applicables de manière générale à tous les sites (et in extenso à toutes les villes) mais caractérise davantage le premier site. Celui-ci constitue le confluent de diverses tissus, anachronique et sans cohérence. La zone est un déséquilibre flagrant entre ce qui devrait être révélé et ce qui l'est. Ainsi l'absurdité du lieu rend totalement illisible les qualités potentielles de la ville.
L'autoroute et le réseau automobile ont une importance véritablement illogique de part les talutages et les espaces urbains résiduels qu'ils occasionnent masquent les identités latentes des lieux : ainsi le port de plaisance serait un formidable moyen de créer un lien entre les deux rives ; ce que le réseau automobile interdit. Il est ainsi évident qu'il peut s'agir là d'un point de départ d'une promenade qui mènerait à découvrir les végétations aujourd'hui enclavées, alors qu'elles constituent précisément l'identité de Metz.
De chaque côté les logements ne peuvent s'approprier ces lieux car ne sont pas pensés comme tels.
Le caractère systémique de l'aménagement actuel facilite son démontage : en y opposant un système inverse. Démonter ou réinvestir les voies de circulations est un moyen faire émerger l'identité.