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06/05/2009

GROUPE 1 : BALDI, CHERIEF, COLNAT, CREUSOT, DENG

Compte rendu séance 30/04/2009 :

Nos premières interrogations se portent sur les infrastructures importantes du projet, à savoir un débat autour de la ligne SNCF de Fret, et sur le tracé d’un éventuel TCSP.

La voie ferrée utilisée par le transport de marchandise, qui, en fait, relie la gare de Metz à la gare de Woippy, et traverse les communes du Ban Saint Martin par les bords de Moselle, et Devant les Ponts par une césure très nette dans le tissu du faubourg, nous semble inadaptée aux réalités urbaines actuelles et en devenir. Mr Vaxelaire nous avait indiqué la semaine passée l’idée à long terme de dévier la ligne de Fret par l’ouest de l’agglomération messine, et fort de ces enjeux, nous nous positionnons en faveur de la déviation des transports de marchandises (qui s’articulent à une toute autre échelle du territoire), tracé qui faudra essayer de représenter, et cette infrastructure serait alors reconvertie en Tram-train, permettant de desservir les communes de Woippy, Devant les Ponts, le Ban Saint Martin, Longueville, et Metz. De plus, cette ligne de transport interurbain permettrait de reconnecter le quartier difficile de la Pattrote, véritable enjeu social du secteur, par l’installation d’un arrêt, nouvelle centralité, ainsi que l’entrée de ville (commune du Ban Saint Martin) à la jonction du boulevard urbain projeté, de deux routes historique, de la Moselle, et d’un parc créé, accueillant l’ensemble des eux pluviales venant des coteaux.

Ainsi, il faut voir à long terme le potentiel généré par cette infrastructure, pouvant circuler au même niveau que la ville, d’où des connexions entre quartiers facilitées et une réorganisation de la ville au plus proche de cette nouvelle voie possible. Il s’agit entre autre, de redonner à ces quartiers des bâtiments militaires délaissés et de se réapproprier, dans des modes de déplacements plus doux cette « coulée verte » au bord de laquelle viendrait s’installer de nombreux jardins familiaux. Nous sommes bien là dans une logique urbaine, pour retisser des liens entre les quartiers de faubourgs historiques qui fonctionnent de façon linéaire, des zones d’habitat social, en s’appuyant sur des éléments de centralité qui fond repères dans la ville.

Suite à cela, nous avons été amenés à définir deux tracés différents pour la ligne de TCSP, en remettant en cause le tracé annoncé. Le premier scénario vise à se rattacher au quartier social de Woippy, en passant par la route de Thionville, et la zone maraichère, par le prolongement du boulevard passant devant les logements sociaux, dont le profil actuel permettrait de faire passer un transport public cadencé. Ce premier scénario permet également de re-densifier le cœur du quartier par un nouveau programme de construction, de rétablir des continuités pour une ville passante avec plus de mixité dans les typologies de bâti.

Le second scénario s’inscrit dans une tout autre logique, puisque là il s’agit d’anticiper le développement de la ville. Peut-être serait-il intéressant que le tracé de ce nouveau transport en commun passe par l’avenue des deux Fontaines, très large, et qui est bordée aujourd’hui par une série d’entrepôts d’activités commerciales, que nous souhaitons dans un plan global, densifier et surtout mixer les activités. Il s’agirait alors d’enclencher la mutation du quartier par le boulevard. De plus, peut-être s’agit-il d’un compromis également avec le quartier de Woippy desservi par ce TCSP à proximité immédiate. A l’échelle de l’agglomération entière, il s’agirait également de relier les quartiers Sud avec les étangs de la partie Nord, en limite de ville, et de permettre de s’échapper facilement en campagne, de retrouver le patrimoine historique de la ceinture des forts (par le fort Gambetta), début d’une promenade qui nous amènerait sur les pentes du Saint Quentin.

D’autre part, la correction nous a permis d’aborder la gestion des hauteurs de la ville, en rapport avec le boulevard qui prend place sur l’autoroute existante. Nous souhaitons fermer avec ce boulevard « le ring » initié par les allemands, mais, nous sommes confrontés au passage de la Moselle. L’hypothèse d’un pont mobile est à écarter, par le coût de cette infrastructure. Marc Verdier nous a dit, à juste raison, que l’on pouvait jouer de cette contrainte en mettant en place de subtils systèmes autour d’un espace public de qualité. Des exemples nous ont été donnés, notamment à Lyon, au débouché du pont Morand et du boulevard de Roche choir. L’enjeu est ici de rattraper le niveau de l’île du Saulcy qui nous paraissait totalement enclaver.

Enfin, Marc Verdier nous a conseillé d’insister sur la relation qui peut s’établir entre le port Mazerolle en reconversion et les routes structurantes historiques telles que mis en relief dans le projet. Le port ne doit pas simplement fonctionner avec le boulevard, mais doit également terminer, par des valeurs particulières d’espaces publics, ces routes. Il s’agit alors de prolonger ces routes visuellement jusqu’à la Moselle et de jouer ainsi sur les épaisseurs entre le boulevard et les bords de Moselle, des endroits sages et d’autres particuliers (ponctuer la promenade le long de la Moselle). Par exemple, le quartier de la Pattrote doit pouvoir dialoguer avec un lieu singulier lui répondant au bord de la Moselle.

Nous pouvons donc conclure sur le nécessaire besoin de tisser des liens physiques et visuels entre les différents quartiers (redonner une transversale urbaine et une transversale paysagère), mais il faut également rétablir un lien entre ces quartiers et les bords de Moselle.

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