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12/03/2009

GROUPE 20 - ANCEL P., KNOBLOCH S, KRETZER C., SCHWARB E.

Après avoir effectué une visite des secteurs nord (Ban-Saint-Martin, Devant-les-Ponts et Route de Thionville), nord-est (Chambière/Bellecroix), sud (ateliers sncf, casernes et franges sncf) et sud-est (Technopôle) de la ville de Metz et de sa banlieue proche, nous avons observé des caractéristiques urbaines à la fois propres à chacun de ces secteurs et différentes de l’un à l’autre. En ce sens, nous décrirons d’abord pour chacun des secteurs leurs composantes naturelles (géographie, géologie), paysagères, urbaines et sociales. De ces observations nous tirerons des problématiques et enjeux urbains qui contribueraient à améliorer la qualité de vie de ces secteurs. En guise de conclusion, nous établirons des comparaisons entre ces derniers, puis nous énoncerons notre choix d'étude.

En ce qui concerne le secteur nord de Metz, qui regroupe trois entités, il se distingue par un paysage naturel assez fort. En effet, ce secteur se situe dans la vallée de la Moselle, à proximité de la rivière et du canal qui l’accompagne. Ce paysage fluvial présente l’avantage d’être en quelque sorte le poumon vert de la ville, de par l’existence de ses longs coteaux et par la présence de sa faune diverse. Pourtant, ces richesses naturelles, qui font écho au Mont St Quentin, sont fragilisées de par le caractère inondable de la zone, mais aussi et surtout par la présence de l’autoroute A31. Cette dernière asphyxie ce paysage fluvial par la pollution qu’elle engendre et ne permet pas de le structurer afin d’embellir la ville. En effet, les habitants du Ban-St-Martin sont coupés physiquement de la Moselle par l’autoroute, ne pouvant l’atteindre quand longeant des bretelles de sorties et en empruntant des tunnels insécurisés. De plus, de l’autre côté de la rive, des usines, silos et casernes, empêchent des vues et échappées. Ces facteurs expliquent pourquoi les deux rives ont des liens et des échanges quasi inexistants entre elles et avec la Moselle.

Si on s’intéresse de plus près à l’entité « route de Thionville », ce qui nous frappe, c’est son architecture hétéroclite, aussi bien au niveau des logements collectifs et privés, qu’au niveau des locaux commerciaux et industriels (hauteurs, époques, styles, structure…) Cette hétérogénéité du bâti s’accompagne d’une mixité de populations et de paysages, bien que les espaces verts soient quasi absents. Il subsiste tout de même quelques jardins maraîchers. Or ce paysage urbain, bien que très différents selon les quartiers, demeure précaire. A titre d’exemple, les infrastructures desservent peu ou mal les quartiers de logements sociaux, leur laissant de rares échappées sur les axes principaux et par conséquent vers les autres quartiers. Cette situation les enclave de plus en plus. Aussi, le maillage des voies n’est pas structuré, il n’y a pas de continuité, ni de vision globale.

Pour ce qui est de l’entité de Woippy, on remarque qu’il n’y a pas de continuité dans les infrastructures. On trouve peu ou pas d’espaces verts. De manière générale, les d’espaces publics tels que les places se font rares ou sont peu mis en valeur. Comme dans l’entité précédente, il n’y a pas d’urbanisme global. Pourtant, Woippy détient un service d’urbanisme, cela témoigne d’une volonté de décentraliser les services administratifs dans les quartiers. Quant au bâti, il n’y a pas de logique de quartier, les logements privés et collectifs sont très hétérogènes et pour la plupart vétustes. Par ailleurs, le paysage est marqué par des haltes ferroviaires difficiles d’accès, des friches et des casernes militaires. Même si beaucoup sont à l’abandon, certaines ont été cédées à la mairie. Ces casernes constituent un potentiel foncier important. Aussi la surface de terrains qu’elles détiennent permettrait de réaliser des opérations urbaines de grande ampleur, tel que la requalification voire la construction de nouveaux quartiers.

            En arrivant à Montigny, l’environnement naturel a fait place au paysage ferroviaire. Nous trouvons très peu d’espaces verts, si ce n’est ceux réservés aux militaires, à l’intérieur des casernes. Nous marchons le long de l’avenue du XXème corps. C’est l’ancienne voie romaine qui se dirigeait vers Lyon. Le maillage de la ville est fait de tracés réguliers, bien définis. Ici, on peut dire que le bâti est essentiellement militaire. Tout autour des casernes sont construites des maisons individuelles des années 1930 et de petits immeubles collectifs. Lorsque la Mairie aura récupéré les terrains des casernes, ainsi que les lignes obsolètes de chemin de fer, le potentiel d’urbanisation s’élèvera à 4000 logements (ou équivalents en activités) ! Pour atteindre cet objectif, il faudrait dynamiser l’intérieur des casernes (par l’installation de logements dans les murs, des parcs à la place des cours, construire de nouveaux équipements…); acheminer le tram jusqu’à ces nouveaux quartiers plein de vie (réutilisation de quelques voies ferrées ?); mettre en valeur les voiries principales en les arborant; donner un double usage au paysage ferroviaire (parcours de santé sur les franges…)

            A Ban-St-Martin, le centre ville n’est pas suffisamment reconnaissable. Pourtant, tous les éléments de centralité sont présents. La ville pourrait être qualifiée de non uniforme dans son organisation, son type de bâti…mais c’est peut-être ce qui fait son identité ? L’armée a d’ores et déjà cédé de nombreux terrains, dont certains sont classés en zones inondables (anciens terrains d’exercice militaire). Ils représentent de grandes disponibilités foncières. Le long de la Moselle, le paysage est peu valorisé, voire même dégradé par le passage de la ligne SNCF. Les accès ne sont pas convenablement aménagés pour des promeneurs qui souhaiteraient y accéder.

            Le technopôle se situe sur le plateau lorrain à l’est de l’agglomération Messine. Sur les hauteurs de la colline de Queuleu, il est délimité par la Seille et les reliefs urbanisés de ses coteaux au nord-ouest, le quartier de Metz Borgy au nord-est et le noyau villageois de Metz Grigy à l’Est. Il est entouré d’espaces verts (bois, terrains agricoles, parc du fort de la Seille).

Actuellement la densité du bâti est faible au technopôle : les bâtiments sont isolés au milieu de leurs grandes parcelles. Entourés de parking ils n’ont pas de lien entre eux. Cette organisation basée sur l’utilisation de la voiture est une grande consommatrice d’espace et  rend difficile l’utilisation d’autre mode de transport (piéton, vélo, …)

Le bâti y est peu diversifié : le technopôle accueille principalement des bâtiments d’activité hyper spécialisée qui ne génère aucune animation de quartier. Cette absence de vie sur le plateau est renforcée par la présence du palais de congrès et ces immenses parkings, vides la majeure partie du temps. Quelques opérations de logement privées se sont également installées sur le plateau, sans réel lien avec les principales voies. Ils ne sont pas en relation avec le reste du quartier. La présence sur le plateau d’écoles supérieures et spécialisées a entraîné l’implantation de logements étudiants et d’un Crous. La « bêtise » de l’implantation de l’hôpital Mercy, pôle d’emploi important, dans une marge si éloigné du centre va poser de grands problèmes de transport. On notera également la présence de la Maison d’arrêt sur le plateau. Néanmoins, on peut noter une diversité d’espaces verts naturels et artificiels sur le site : un bois, des terrains agricoles, et un golf, qui représente un avantage pour ce quartier en devenir. La présence du noyau villageois de Metz Grigy plus dense que le reste du tissu du technopôle est également un atout pour ce quartier.

Les enjeux de la restructuration et l’extension du technopôle seraient :

-La densification et la diversification (logement, commerce, école, loisir…) du bâti qui apporterait une mixité d’activité, de paysages, et d’habitants  et donnerait vie au quartier.

-la mise en valeur et la préservation des terrains agricoles,

-le développement de liaisons entre le plateau et le reste de Metz

-le développent d’autres modes de transport (piéton vélo, …)

-la présence du noyau villageois de Metz Grigy est également une piste pour le développement du quartier.

            Le secteur de Chambière, Bd de Trèves/Belle Croix se trouve au Nord et à l’Est du noyau historique de Metz ; entre les lits de la Moselle et de la Seille, et la colline de Belle-Croix. Cette zone est soumise à des contraintes naturelles liées aux risques d’inondations et au relief de la colline de Belle-Croix.

            L’histoire de Metz a laissé une empreinte forte sur ce territoire : on trouve des contreforts des remparts de la deuxième couronne le long du relief de la colline de Belle-Croix, à l’Est du Boulevard de Trèves. Il y a une  percée dans ces contreforts à l’endroit où se trouve la statue d’un soldat américain. Le quartier du Pontifroy est un ancien quartier médiéval exceptionnel, mais où la vie est médiocre, engendrée par la non-vie du quartier. Le passé militaire de Metz est aussi très présent à travers les casernes, cimetières militaires et civils et les terrains d’entraînement de l’armée.

Le Boulevard de Trèves marque fortement le quartier : il s’agit d’un contournement dans la logique du ring allemand qui a aujourd’hui la forme d’une voie rapide en direction de Sarrebrück, Luxembourg et Strasbourg. La présence de la voiture se pressent aussi par de nombreux parkings : le parking de la zone commerciale, un parking périphérique de la ville à l’emplacement de l’ancienne usine d’incinération et le parking de la société de bus à la place des anciens abattoirs. Il y a également une voie de chemin de fer qui passe dans le quartier, à l’Ouest du Bd de Trèves, ceux-ci étant parfois séparés par des casernes.

On peut noter la présence de bâtiments industriels, notamment l’usine d’incinération HAGANIS au Nord du quartier et le garage Renault au Sud du Bd de Trèves. Il y a aussi des logements dans ce quartier, comme ceux de Pontifroy, qui sont chauffés par l’usine d’incinération et les grands ensembles de Belle-Croix, sur la colline du même nom.

Un campus a également investi les anciennes casernes de Bridoux.

            Le Boulevard de Trèves pourrait être réaménagé en véritable boulevard urbain, qui mettrait en valeur son environnement proche que constituent les contreforts des remparts et casernes et valoriserait d’autres types de déplacement, plus durables que la voiture.

L’usine d’incinération pourrait aussi améliorer son image en devenant plus écologique et en pouvant par exemple contribuer à l’implantation de logements écologiques, qui profiteraient de l’énergie produite par cette usine. La libération des biens militaires va permettre une réappropriation de ces bâtiments : que ce soit en logements ou en bâtiments publics. Elle va également léguer des espaces verts qui, avec la zone inondable entre la Seille et la Moselle, et avec les contreforts de la deuxième couronne constituent un fort potentiel en matière d’espaces verts : de futurs jardins et promenades publics, des espaces de loisirs et de sport poursuivant l’idée de trame verte dans ce quartier.

Le quartier pourrait se diversifier et accueillir notamment plus de logements, de commerces, de bureaux, d’espaces de loisirs, d’infrastructures publiques (écoles, facultés…). La libération des bâtiments militaires pourrait être exploitée à ces fins.

Après une étude rapide des différents secteurs, on s'aperçoit qu'il apparaît des problématiques récurrentes qu’il conviendrait de traiter dans ce projet urbain:

- la décongestion des grands axes par le contournement de l'autoroute A31

- rendre les entrées urbaines à l'échelle humaine. Faire entrer la notion de scénographie

- requalifier les espaces publics en général

- mettre en place plus d'espaces verts, revaloriser les existants et les organiser, les relier sous forme d'une trame verte.

- développer des infrastructures et des espaces pour des moyens de transports alternatifs à la voiture. (tram-train, parkings relais, pistes cyclables...)

- instaurer de nouveaux points de centralité et revaloriser les existants (pour plus de cohérence)

- retrouver l'identité des quartiers

- rénover et/ou reconvertir des casernes, espaces, franges et paysages ferroviaires

-         désenclaver certains quartiers

-         penser le territoire de façon durable, notamment dans la gestion des eaux pluviales…

Notre intérêt se porterait plutôt sur les secteurs de Montigny ou de Metz Nord (notre choix n’est pas encore définitif).

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