Pour cette séance, nous avions mené un travail à l’échelle des sous-secteurs, dans la continuité des décisions que nous avions prises jusqu’à maintenant à l’échelle de Bellecroix et de ses franges, voire même à l’échelle de la ville pour certains grands équipements et voies les plus structurantes. Le travail à l’échelle des sous-secteurs n’était donc qu’une application plus concrête et détaillée de principes et d’actions que nous envisageons à plus grande échelle. M.VERDIER nous a encouragé pour cette phase II à bien garder en tête cette approche à l’échelle de Bellecroix et de ses abords.
La correction qui a porté sur les différents sous-secteurs ne fera pas l’objet d’un compte-rendu détaillé car il est peu communicatif de résumer en quelques mots des réflexions précises portant par exemple sur le dimensionnement d’un îlot ou encore la typologie d’un bâtiment. M.VERDIER est en accord avec nos principes d’aménagement à l’échelle du quartier et avec leur application concrète à l’échelle des sous-secteurs, mais il est nécessaire que nous revoyions en détail un certain nombre de zones où nous implantons du nouveau bât (certains dessins de parcellaire sont notamment à revoir).
En revanche, en se penchant sur nos sous-secteurs, Marc VERDIER a attiré notre attention sur quelques points d’ordre général qui sont valables pour l’ensemble du projet. Tout d’abord, nous nous demandions jusqu’où allait le travail de l’urbaniste dans le dessin des parcelles et du bâti. M.VERDIER nous a ainsi expliqué que la démarche consiste pour l’urbaniste à dessiner des parcelles en pensant au type de bâtiment qu’elles peuvent accueillir, puis en plan-masse à dessiner une proposition en terme d’architecture qui lui paraît la mieux adaptée à l’îlot en question (tout en sachant que la réalité du bâti effectivement construit ne sera pas forcément celles qu’il a dessinée). L’urbaniste propose et révèle les potentialités de l’îlot et du quartier (il doit faire rêver…).
De plus, notre rôle d’urbaniste est d’initier l’idée d’une diversité. Par exemple, le dessin de parcelles de largeurs différentes le long d’une même rue permet d’introduire de la variété dans le paysage de cette rue (de même, des règlements du type « construire entre R+2 ou R+4 sont plus aptes à créer de la diversité que des règlements qui imposent une hauteur identique à tous les bâtiments de la rue.)
Marc VERDIER a également attiré notre attention sur la nécessité d’ancrer nos espaces publics dans le maillage des espaces publics existants dans les quartiers limitrophes, afin d’introduire l’idée d’un maillage cohérent et continu à l’échelle de la ville. Il en est de même pour les centralités historiques des différents quartiers. De plus il nous a rappelé que « trop d’espace public tue l’espace public », à savoir qu’il faut placer et dimensionner avec soin nos espaces publics afin qu’ils deviennent des espaces vivants et non pas désertiques et désertés (comme par exemple l’espace devant le Kinepolis à Nancy).
Enfin au cours de la correction nous avons noté ici et là quelques références en terme de dimensionnement et de calcul : pour le calcul de la densité résidentielle et de la densité de population (ratios de l’ordre de l’approximation pour cette phase II) il faut compter une moyenne de 70 m² / logement, avec 2,5 habitants / logement. Pour le dimensionnement des parcelles pour un immeuble, 15-16m d’ouverture sur rue est une longueur raisonnable ; un maximum de 12 m est à par ailleurs à noter pour l’épaisseur d’un bâtiment de bureaux.
M.Busson
Agusti_Casaromani_Coléou-Colomb









