BIBLIOGRAPHIE GENERALE 1
Les étudiants trouveront sur cette page de philpremière la première partie d'une bibliographie générale philosophique. (Les titres sont accompagnés d'une courte présentation de l'ouvrage).
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ABENSOUR Miguel, De la compacité. Architectures et régimes totalitaires.
//Sens et Tonka. ***
[... l'idée est de poser et d'explorer une relation entre certaines formes d'architecture et les expériences totalitaires de notre siècle.]
AGACINSKI Sylviane, Volume. Philosophies et politiques de l'architecture.// Editions Galilée. ***
[Ce livre s'efforce de soustraire l'architecture à quelques réappropriations philosophiques et politiques pour mieux décrire l'irréductible expérience de l'espace à laquelle elle nous engage sans recul possible. Car l'espace partage notre existence - subjective ou collective - de telle sorte qu'il n'est jamais tout à fait propre ni tout à fait étranger. L'oeuvre architecturale n'est donc jamais pour nous un objet.]
ALBERTI Leon Battista, L'art d'édifier, Seuil Paris 2004.
[... Alberti fut le premier, dans la culture occidentale, à ériger l'aménagement de l'espace en discipline autonome. En cela, il s'adresse encore aujourd'hui à tous ceux, praticiens ou non, que concerne l'édification de notre cadre de vie.]
ALTHABE Gérard, COMOLLI Jean-Louis, Regards sur la ville. //Ed. du centre Pompidou.
[... La ville est sans doute ce que le cinéma a le plus filmé... Une cohabitation d'un siècle et tant de films, c'est qu'une alliance s'est nouée, une dépendance... Désormais, tout regard sur la ville, toute lumière, tout angle, tout point de vue, nous parvient, nous revient plutôt, comme un écho, un clin-d'oeil, une citation, une référence, une trace dédoublée, un cerne de film... Filmer la ville reviendrait au bout du compte à filmer ce qui dans la ville ressemble au cinéma - ou mieux, à la faire ressembler au cinéma... JL Comolli - ]
ANDERS Günther, L'obsolescence de l'homme. Sur l'âme à l'époque de la deuxième révolution industrielle. (1956)./Editions Ivrea, Paris 2002. 361 pages/
[Tout le monde est d'une certaine manière occupé et employé comme travailleur à domicile. Un travailleur à domicile d'un genre pourtant très particulier. Car c'est en consommant la marchandise de masse - c'est-à-dire grâce à ses loisirs, - qu'il accomplit sa tâche, qui consiste à se transformer lui-même en homme de masse.]
ANDERS Günther, Sur la pseudo-concrétude de la philosophie de Heidegger / Editions Sens&Tonka, Paris 2003, 140 pages/
[En France, Heidegger passe pour "le plus grand philosophe du XXe siècle". Sectateurs et coryphées sont innombrables, et les rares voix discordantes sont vite réduites au silence. Or le sysètme de Heidegger est non seulement trés pauvre (a-t-on vraiment entendu ce que le philosophe dit de l'homme, de l'histoire et du temps?), mais encore il est en profonde sympathie avec la barbarie nazie. Qu'importe! Quand le roi Heidegger passe dans la rue, la foule se prosterne. Soudain, au milieu de ce silence religieux, Günther Anders s'écrie : "Le roi est nu!"]
ANGELIL Marc, INCHOATE - An experiment in architectural education. Editions ETH/ Eidgenössische Technische Hochschule Zürich.//
ARENDT Hannah, Condition de l'homme moderne, Press Pockett Paris 1988.
[Notre siècle a totalement transformé le statut de l'homme; celui-ci est désormais un membre d'un ensemble qui le dépasse et dont il ne peut échapper. Il vit dans un monde où la technique prend de plus en plus d'importance, et où le politique s'impose sans possibilité d'écart ou de fuite. Ce monde est également celui des pires violences, de la barbarie généralisée. Hannah Arendt commence ici sa réflexion sur l'originalité radicale de notre époque. Elle pose les bases d'une réflexion qui permette, peut-être, de se donner les moyens d'éviter les dérapages vers la violence aveugle, en comprenant en profondeur la dimension de "l'homme moderne". Un nouvel humanisme? ]
ARNAUD Philippe, L'architecte, bâtisseur de la ville? //Mango Document.
[Toute réflexion sur l'architecture nous renvoie aux questions essentielles : espace, temps, histoire, beauté, être, mode d'être...
Avec verve, passion, humour, Philippe Arnaud propose une promenade commentée entre ruelles et grands ensembles.]
ASCHER François, LA SOCIETE HYPERMODERNE ou Ces événements nous dépassent feignons d'en être les organisateurs. /Editions de l' Aube, 2000/2005. Paris. 280 pages./
[Contrairement à une analyse largement partagée qui verrait les liens sociaux se déchirer et les valeurs se dissoudre, François Ascher défend ici l'idée que l'individualisation, la rationalisation et la différenciation sociale, qui caractérisent la modernité, engendrent des liens sociaux beaucoup plus nombreux et choisis, et font émerger de nouveaux enjeux politiques. ]
ASCHER François, Les nouveaux principes de l'urbanisme. L'aube, étidion de Poche 2004.
[La transformation des besoins, des façons de penser et d'agir, des liens sociaux, le développement de nouvelles sciences et technologies, le changement de nature et d'échelle des enjeux collectifs rendent aujourd'hui nécessaire un nouvel urbanisme.]
ATTALI Jean, Le plan et le détail. Une philosophie de l'architecture et de la ville. //Editions Jacqueline Chambon.***
[Comment comprendre l'architecture?.. ]
AUDI Paul, Où je suis. Topique du corps et de l'esprit. //Ed. Encre marine. La versanne, 2004.
[Pour tout moi il existe un lieu tout juste ajusté à soi, un lieu que le moi n'a jamais le pouvoir de quitter, ni de dépasser, et dans lequel il n'y a pas non plus de place pour un autre que lui. Ce lieu où tout entier je suis, ce lieu occupé par moi-même, est la "position" dont je jouis on dont je souffre à chaque fois sur le plan de ma vie subjective absolue.]
AUGE Marc, NON-LIEUX Introduction à une anthropologie de la surmodernité. // La librairie du XXI siècle. Seuil./
[Les non-lieux, ce sont aussi bien les installations nécessaires à la circulation accélérée des personnes et des biens (voies rapides, échangeurs, gares, aéroports) que les moyens de transport eux-mêmes (voitures, trains ou avions.) Mais également les grandes chaînes hôtelières aux chambres interchangeables, les supermarchés ou encore, différemment, les camps de transit prolongé où sont parqués les réfugiés de la planète. Le non-lieu est donc tout le contraire d'une demeure, d'une résidence, d'un lieu au sens commun du terme.]
BADIOU Alain (et collectif) MATRIX. Machine philosophique.// Ed. Ellipses ***
[La trilogie de Matrix est-elle autre chose qu'une formidable machine commerciale? Oui, c'est une machine philosophique.... L'ambition des réalisateurs de Matrix était de fabriquer un "film d'action intellectuel". C'est bien de cela qu'il s'agit : un film d'action qui, en mêlant allègrement la fable et le concept, le spectacle et la spéculation, produit des effets théoriques... Matrix, machine philosophique peut se lire comme un manuel, une sorte de guide de l'utilisateur à l'attention de ceux qui ont aimé le film, qui l'on détesté, ou qui se demandent simplement ce qu'on peut en penser. ]
BAGOT Jean-Didier, Information, sensation et perception. Armand Colin, Paris 2002.
[La thématique centrale de cet ouvrage est de déterminer comment nous utilisons les informations de l'environnement pour construire nos représentations perceptives du monde.
...
Du son pur aux organisations auditives propres à la musique et à la parole, de la lumière à la perception des objets et de l'espace, ce livre constitue un outil didactique de base pour aborder le domaine de la perception, dès le premier cycle universitaire.]
BAUDRILLARD Jean, Le système des objets. // Tel Gallimard. 1968.
[Les objets en particulier n'épuisent pas leur sens dans leur matérialité et leur fonction pratique.]
BAUDRILLARD Jean (et NOUVEL Jean) Les objets singuliers. Architecture et philosophie. //Editions Calmann-Lévy.***
[Qu'est-ce qu'un objet singulier? Une chose étrange, une météorite, un absolu ramassé en un seul point, qui n'est échangeable avec rien d'autre. Ce peut être une idée, un bâtiment, une couleur, un sentiment, un être humain.]
BEGOUT Bruce, Zéropolis. // Ed. Allia 2002.
[Las Vegas n'est rien d'autre que notre horizon urbain... Nous sommes tous des habitants de Las Vegas, à quelque distance que nous nous trouvions du Nevada.]
BEGUIN François, Le paysage. //Editions Flammarion - Dominos. ***
[L'intérêt scientifique et esthétique porté aux paysages depuis deux siècles traduit l'importance accordée aux qualités apparentes et sensibles des lieux où nous évoluons... Les transformations du territoire risquent-elles de nous priver des effets bénéfiques de notre cadre de vie? ]
BENJAMIN Walter, Oeuvres.// Ed. Folio essais.
---> Dans le tome 2 on trouvera notamment :
Petite histoire de la photographie.
---> Dans le tome 3 on trouvera également :
Paris, capitale du XIX siècle.
L'Oeuvre d'art à l'époque de la reproductibilité technique. (Dernière version de 1938.
Sur quelques thèmes baudelairiens.
BENSOUSSAN Georges, Auschwitz en héritage? D'un bon usage de la mémoire. Mille et une nuits, Paris 2003.
[Extrait : "... le génocide ne fut pas forcément perpétré par des antisémites fanatiques, du type de Julius Streicher. C'est à dessein que Primo Levi refuse le terme de "bourreaux", et c'est avec insistance que Jorge Semprun met en avant l'humanité du mal absolu, c'est-à-dire l'inhumanité consubstantielle à notre humanité. La notion de limite et de loi qui est à la base d'une éducation éthique pose un regard lucide sur l'inhumanité qui nous fonde. La banalité des assassins, comme la banalisation du mal, nous apprend que tout est possible dans une société de masse où la réification des rapports humains, la bureaucratisation et la technicisation de la vie, l'atomisation sociale enfin abolissent la faculté de jugement et isolent l'individu. De là, chez beaucoup, l'explosion d'un individualisme inséparable d'une certaine amoralité, paradoxalement conjugué à un amour de l'identique, quand tout le processus de civilisation, lui, tente, au contraire, de nous faire passer de l'identique (la fusion) au semblable (l'individuation). La modernité de masse induit l'amour d'un conformisme dans lequel se dissout l'angoisse de vivre. Etre identique et conforme, c'est s'enfermer dans l'amour du particulier (peu importe la façon dont on le nomme, groupe, clan, tribu, ethnie ou race) et dans le rejet de l'universel. L'idéologie hitlérienne est une idéologie de symbiose. En refusant l'alterité en soi, elle la refuse ailleurs et cristallise sa violence sur cette part maudite d'Occident, "le Juif"..." p. 192/193]
BERQUE Augustin, Etre humain sur la terre, Gallimard, Paris 1996.
[... il y a quelque choses de plus dans la relation de l'humanité à l'étendue terrestre, que dans la relation des autres êtres vivants à leur environnement; l'humanité aussi, en tant qu'espèce vivante, a un environnement; mais seul l'humanité possède une écoumène : la Terre en tant que nous l'habitons. Plus encore, en tant que lieu de notre être.]
BERQUE Augustin, Les raisons du paysage. De la Chine antique aux environnements de synthèse.// Hazan. ***
[Pourquoi certaines civilisations peuvent-elles être dites "paysagères", alors que d'autres, comme celles de la Grèce antique ou de l'Inde, n'ont même pas de mot pour dire "paysage"? Comment se fait-il que le même mot désigne à la fois la chose et la représentation? ]
BERQUE Augustin, Le sens de l'espace au Japon. Ed. Arguments, Paris 2004.
[Le sens de l'espace au Japon, c'est le déploiement du monde japonais, de la terre d'un certain archipel à la manière dont le moi s'y définit dans son rapport avec les choses et avec autrui.(...) Chaque société crée son espace dans un sens qui lui est propre, et qu'analogiquement elle déploie dans tous les domaines de son existence; mais en outre, la spatialité japonaise a ceci de particulier qu'elle a construit un paradigme existentiel; un paradigme de la vie même, à l'opposé du mécanicisme de la modernité occidentale.]
BESSE Jean-Marc, Voir la terre. Six essais sur le paysage et la géographie. Actes Sud, Arles 2000.
[Il y a une violence du paysage. Cette violence que le philosophe allemand Georg Simmel identifiait avec l'expérience de l'arrachement au sentiment d'appartenir à un Tout, accompagne inévitablement l'individualisation des formes de la vie dans la culture des sociétés modernes.
...
... le paysage n'est pas seulement une entité close sur elle-même. Du sein de cette clôture, la question des relations avec une réalité plus vaste reste posée.
Le paysage est hanté par l'infini...]
BOÏTO Camillo, Conserver, restaurer. Les dilemmes du patrimoine. //Ed. de l'Imprimeur.
[Comment traiter nos monuments historiques? Appellent-ils exclusivement une pieuse conservation doublée d'un entretien scrupuleux ou bien est-il légitime de les restaurer, voire de les transformer? Le débat conserve son actualité.]
BOUDON Philippe, Introduction à l'architecturologie. //Editions Dunod.
["Le discours architectural se ferme à l'avance sur le projet et sur les réponses sur lesquels il l'assoit, le discours architecturologique s'ouvre sur le devenir de ses questions."]
BOULEZ Pierre, Le pays fertile. Paul Klee. // Editions Gallimard. Paris 1989.
[Paul Klee, bien souvent, est perçu comme l'artiste qui a tenté une transposition plastique de la musique. S'il ne fait pas de doute que sa formation musicale était des plus solides, que toute sa vie il a été passionné de musique, est-ce cet aspect de son oeuvre qui peut intéresser un musicien? Le passage de l'une à l'autre technique est-il un leurre?]
BRANDI Cesar, Théorie de la restauration. //Editions du patrimoine.***
[L'oeuvre de Cesare Brandi a été fondamentale pour la conservation et la restauration du patrimoine... L'analyse aborde les différents aspects de la restauration de façon systématique : les notions d'unité potentielle, d'instance historique et esthétique, le maniement du trattegio font désormais partie de la pratique et du vocabulaire courants de la profession.]
BRUSATIN Manlio, Histoire de la ligne. //Ed. Champs/Flammarion.
[Chaque ligne est une vision de l'espace et du monde. C'est à partir de ce postulat que se construit la réflexion de Brusatin, qui au travers d'exemples choisis tout au long de l'histoire du dessin, aide le lecteur à pénétrer les mécanismes les plus intrinsèques du dessin. (Manlio Brusatin est historien de l'art et architecte.)]
CACHE Bernard, Terre meuble. //Editions du ministère de la culture. Ressources.***
[Profil d'un paysage, volute baroque, rinceau végétal ou courbes mathématiques, toutes ces images dessinent des inflexions. Vent, pluie, soleil, mais aussi trajectoires de mouvement ou gradients de croissance nous exposent à des nuées de vecteurs. (...)
Ce livre reste... une des composantes d'un développement plus général qui vise à constituer une chaîne de production industrielle d'objets non-standards, objets auxquels Gilles Deleuze, dont l'impulsion sur ces travaux est fondamentale, a donné le nom d'"Objectile".
CARDINALI Philippe, L'Invention de la Ville Moderne, Editons de la Différence, Paris 2002.
[La question de l'organisation de la ville est devenue au XXIe siècle un problème crucial de société, voire de civilisation. On ne pourra l'affronter qu'en le prenant à la racine - c'est-à-dire au moment où se sont mis en place les éléments dont l'organisation apparaît aujourd'hui en crise : à la fin du Moyen- Age et à la Renaissance, période qui vit naître la ville moderne.
Le sort de la ville et celui des arts visuels se trouvent liés dés l'origine, et c'est cette connexion que L'Invention de la Ville Moderne interroge, pour l'essentiel dans l'aire italienne et à la Renaissance.
L'image, la ville, l'image de la ville, et avec elles, l'homme et le statut qu'il s'est construit face au monde, voilà des questions pour notre temps.]
CAUQUELIN Anne, Le site et le paysage, PUF Paris 2002.
[... la notion de site trouvera sa place à mi-chemin de la notion de paysage et de celle d'un espace dit "virtuel". Une de ses acceptions concerne l'espace territorial - le site d'une ville, d'une entreprise -, l'autre appelle l'espace électronique - les sites du réseau...]
CAVELL Stanley, Le cinéma nous rend-il meilleurs? //Bayard, Paris 2003.
[Et si l'intérêt proprement philosophique du cinéma avait à voir avec ce qu'il nous apprend du bien, avec sa façon unique de nous rendre meilleurs? Stanley Cavell poursuit ici son travail sur les comédies de remariage des années 1930-1940 mais aussi sur des films de E. Rohmer, A. Hitchcock, J-L Godard, L. Bunuel, I. Bergman ou J. Jarmusch... Parce qu'il met en scène nos confrontations quotidiennes avec autrui (nos amants, nos frères, nos parents, nos amis, nos voisins ou simplement notre prochain), le cinéma nous introduit à une morale de l'ordinaire, non plus faite de devoirs abstraits ou de calculs utilitaristes mais plus proche de la fidélité à soi, de la capacité de conversation avec l'autre, en un mot du perfectionnisme.]
CECCARINI Patrizio, Catastrophisme architectural. L'architecture comme sémio-physique de l'espace social. // L'Harmattan, 2003.
[Le fait architectural doit être considéré comme fait anthropologique c'est-à-dire comme le fruit d'un processus d'assemblage dans un univers de contraintes révélant et réifiant les pratiques et les croyances acquises de chaque société. Bien qu'il importe de distinguer entre le fait architectonique du fait anthropologique qui le conditionne, on ne doit pas choisir le moindre mal entre une pratique qui ne pense pas et une pensée qui n'agit pas.]
CHALUMEAU Jean-Luc, Les Théories de l'art. Philosophie, critique et théorie de l'art de Platon à nos jours. //Editions Vuibert. ***
[Il ne s'agit pas de savoir quelle forme d'art il conviendrait d'aimer, mais en vertu de quels critères des penseurs cherchent à savoir, depuis toujours, comment séparer l'art de ce qui n'est le pas, comment expliquer son évolution, comment comprendre les relations que l'homme entretient avec lui.]
CHASLIN François, Deux conversations avec Rem Koolhaas et caetera. //Sens et tonka.
[Vous annoncez périodiquement que l'urbanisme vit ses dernières
heures...]
CITES. Revue 17/2004. Résistances de la société civile à l'époque de la mondialisation.
CORBOZ André, Le Territoire comme palimpseste et autres essais. //L'imprimeur.
[La ville et le territoire constituent des réalités que certains théoriciens, historiens et beaucoup de praticiens réduisent trop souvent à quelques paramètres. Ces essais, tout au contraire, tentent de rendre sensible l'hypercomplexité de ces domaines...]
DEBRAY Régis, (sous la présidence de...) L'abus monumental? // Editons du Patrimoine.
[Au cours de ce colloque, les participants étaient invités à s'interroger sur le mot et la notion de "monument". N'assiste-t-on pas en effet, aujourd'hui, à une extension du "monumental", confondu avec le patrimonial, et qui modifierait le sens de la "monumentalité" dans l'acception traditionnelle du terme?]
DEBRAY Régis, Contre Venise. //Gallimard.
["Ne consommez-pas du Venise, drogue qui n'est douce qu'au premier "voyage".]
DELEUZE Gilles, Le Pli. Leibniz et le baroque. //Les éditions de Minuit. ***
[Le pli a toujours existé dans les arts; mais le propre du Baroque est de porter le pli à l'infini.]
DELEUZE Gilles, GUATTARI Felix, Qu'est-ce que la philosophie?// Editions de Minuit.***
[La philosophie n'est ni contemplation, ni réflexion, ni communication. Elle est l'activité qui créé des concepts.]
DERRIDA Jacques, Khôra, Galilée Paris 1993.
[... par opposition à l'espace abstrait. Khôra "veut dire" : place occupée par quelqu'un, pays, lieu habité, siège marqué, rang, poste, position assignée, territoire ou région. Et de fait, khôra sera toujours occupée, investie comme lieu général, et alors qu'elle se distingue de tout ce qui prend place en elle. D'où la difficulté de la traiter comme espace vide ou géométrique, voire, c'est ce qu'en dira Heidegger, comme ce qui "prépare" l'espace cartésien, l'extensio de la res extensa. ]
DONNADIEU Brigitte, L'apprentissage du regard. Leçons d'architecture de Dominique Spinetta.// Ed. de la Villette.
[Apprendre à voir est un long apprentissage. Or c'est précisément à l'éducation du regard, celui de l'architecte, que s'est employé Dominique Spinetta. De l'observation des objets et situations de la vie courante, il s'applique à dégager des principes utiles à la conception d'un projet architectural.]
DONZELOT Jacques, Faire société. La politique de la ville aux Etats-Unis et en France.//Seuil.
[Aux yeux des Français, les Etats-Unis sont souvent un parfait repoussoir en matière politique sociale et urbaine. Notre "politique de la ville" volontariste, qui a multiplié d'en haut les lois obligeant à la mixité sociale, semble justement faite pour éviter les "dérives à l'américaine" de nos cités. Or un regard attentif et une enquête sérieuse démentent ces vues avantageuses.]
DUMAS Robert, Traité de l'arbre. Essai d'une philosophie occidentale. //Actes Sud.***
[Les hommes doivent beaucoup à l'arbre, être singulier, tout à la fois familier et étrange. Curieusement, pourtant, peu de philosophes en ont fait l'objet de leur spéculation....]
DURAND Jean-Pierre, La représentation du projet. //Editions de la Villette.
[La maîtrise du dessin comme celle de la maquette s'impose comme un point de passage obligé dans toute formation à l'architecture. De sorte que l'acquisition des outils nécessaires à la représentation demeure un des apprentissages fondamentaux.
...
La représentation, avant d'être un outil de communication, constitue un outil de conception pour organiser l'espace et lui donner forme.]
ECO Umberto, Cinq questions de morale.// Le livre de poche. ***
["L'intolérance la plus terrible est celle des pauvres, premières victimes de la différence. Il n'y a pas de racisme entre riches : eux, ils produisent éventuellement des doctrines de racisme; mais les pauvres en produisent la pratique, bien plus dangereuse.]
EINSTEIN, Comment je vois le monde. //Champs/Flammarion.
[... Albert Einstein consacre une large part à la théorie de la relativité restreinte et généralisée; il s'exprime en termes clairs et à la portée de tout le monde, comme nul autre n'aurait su le faire, en particulier dans les chapitres où la genèse du système est décrite.]
EMERSON Ralph Aldo, La nature. Ed. Allia Paris 2004.
[La raison pour laquelle le monde manque d'unité et gît brisé et en morceaux, c'est que l'homme est séparé d'avec lui-même. Il ne peut étudier la nature tant qu'il ne satisfait pas à toutes les exigences de l'esprit. L'amour lui est aussi nécessaire que la faculté de percevoir. En fait, aucun des deux ne peut atteindre la perfection sans l'autre. Au plein sens du terme, la pensée est ferveur et la ferveur pensée.
---> Emerson est américain. Sa pensée est une des sources de l'architecture de Wright.]
ESPRIT (Revue Esprit). La ville à trois vitesses : gentrification, relégation, périurbanisation. /// Mars-avril 2004.
[La France urbaine après la politique de la ville - La mondialisation et l'avenir des métropoles - L'Europe, la démocratie et la civilisation urbaine.]
ESTEVEZ Daniel, Dessin d'architecture et infographie. L'évolution contemporaine des pratiques graphiques. //CNRS Editions.
[Réflexion ouverte sur la figuration contemporaine en architecture, cet ouvrage porte sur les évolutions qui bouleversent aujourd'hui la profession. Il analyse ce qui, dans les aspects les plus concrets de l'activité graphique, est affecté par le recours à l'informatique.]
FAGOT-LARGEAULT Anne, L'éthique environnementale. //Sens Editions. ***
[Dérèglement de l'effet de serre, déficit de la couche d'ozone, pollutions, organismes génétiquement modifiés : la crise environnementale frappe fort et le temps n'est plus où prévalait l'idée d'un droit illimité à l'exploitation des ressources de la nature. Aujourd'hui émerge l'idée d'un partenariat équitable entre les êtres humains et leur milieu naturel.]
FOUCAULT Michel, Sécurité, Territoire, Population. Gallimard/Seuil, Paris 2004.
[... marque un tournant dans le développement de sa recherche. Partant du problème du bio-pouvoir, introduit à la fin du cours de 1976 "Il faut défendre la société", il se propose d'étudier la mise en place, au XVIIIe siècle, de cette nouvelle technologie de pouvoir, distincte des mécanismes disciplinaires, qui a pour objet la population et entreprend de la gérer à partir de la connaissance de ses régularités spécifiques.]
GAUDIN Henri, Considérations sur l'espace. //Editions du Rocher.***
[Somme considérable, faisant appel à toutes les sciences humaines et nous guidant à travers diverses civilisations, celle de l'Italie pré-moderne en particulier, Considérations sur l'espace tient à la fois du manifeste et de la récapitulation, plaçant l'homme au coeur de la cité et d'un urbanisme qui l'a trop souvent négligé.]
GAUDIN Henri, Seuil et d'ailleurs. //Les éditions du demi-cercle.***
[Henri Gaudin n'est pas un architecte qui écrit, mais plutôt un écrivain, un homme de lettres qui bâtit avec le béton, la pierre ou les mots.
Peu importe finalement le matériau, puisque seul compte pour lui le passage, le transfert d'un récit à un autre récit, d'un lieu à un autre lieu.]
GEIPEL Finn, MICHELIN Nicolas, LABFAC. Laboratory for Architecture. Supplémentaires. //Centre Georges Pompidou.
[LABFAC n'est pas une manière supplétive de faire de l'architecture, mais la réunion, architecturalement ordonnée, d'un ensemble de volontés développant des propositions adaptées aux demandes actuelles. Cette recherche d'adaptation ne vise ni à coller à une réalité inventée, ni à confondre architecture et communication : elle place des constructions pensées dans des étendues.
Ces étendues sont temporelles, spatiales, techniques, anthropologiques et prospectives.]
GILSON Etienne, Matières et formes. Poiétiques particulières des arts majeurs. ::Editions Vrin. ***
["L'architecture ne parle pas, elle est. C'est une grande silencieuse, mais comme l'homme est un grand bavard, il s'ingénie à la faire parler."]
GIOVANNONI Gustavo, L'urbanisme face aux villes anciennes. //Point Seuil - Essais.
[La ville de demain va-t-elle définitivement reléguer les villes du passé au musée du patrimoine historique? N'est-il pas, au contraire, possible d'intégrer villes, centres et quartiers anciens dans la vie quotidienne de l'ère électronique, de les rendre à des usages qui ne soient pas ceux de l'industrie culturelle?]
GODARD Francis, La ville en mouvement. //Découverte Gallimard.
[La ville homogène et compacte, dotée d'un centre et de limites bien définies, appartient à l'histoire européenne; connurbations, gigapoles et autres mégapoles disent l'avénement d'une nouvelle civilisation urbaine.]
GOETZ Benoît, La Dislocation. Architecture et philosophie. //Editions de la passion.***
[La dislocation est l'événement qui affecte l'espace contemporain. Mais on peut dire tout aussi bien que cet événement était contenu de manière immémoriale dans l'espace lui-même qui est, par définition, une puissance d'écartement et de dispersion. Les mythologies du Lieu, les représentations du Monde empêchaient toutefois cet événement d'éclater au grand jour.
Cette survenue de la dislocation n'a rien, en soi, de catastrophique.]
GRACQ Julien, La forme d'une ville. //Editions José Corti.
[Je ne cherche pas à faire le portrait d'une ville. Je voudrais seulement essayer de montrer - avec toute la part de gaucherie, d'inexactitude et de fiction que comporte un tel retour en arrière, - comment elle m'a formé, c'est-à-dire en partie incité, en partie contraint à voir le monde imaginaire, auquel je m'éveillais par mes lectures, à travers le prisme déformant qu'elle interposait entre lui et moi, et comment de mon côté, plus libre que j'étais par ma réclusion de prendre mes distances avec ses repères matériels, je l'ai remodelée selon le contour de mes rêveries intimes, je lui ai prêté chair et vie selon la loi du désir plutôt que selon celle de l'objectivité.]
GRAU Cristina, Borges et l'architecture. //Editions du centre Georges Pompidou.
[Pourquoi se référer à un espace littéraire pour définir un espace réel? Qu'est-ce qui nous permet de distinguer un espace borgésien d'un espace proustien ou kafkaïen?
Docteur en architecture et titulaire de la chaire des Projets architecturaux de l'Université polytechnique de Valence (Espagne), Cristina Grau partage ses activités professionnelles entre la réalisation d'édifices publics, la peinture et la recherche sur les relations entre différents champs du savoir -littérature, architecture et peinture.]
GROPIUS Walter, Architecture et société. //Ed. du Linteau.
[Fondamentalement démocratique, sa réflexion vise à mettre l'architecture au service du logement du plus grand nombre, et, dans cette perspective, à préciser les rapports entre activité artistique et production industrielle. C'est ce qui rend ces textes des années vingt aussi actuels.]
GUILLAUME Paul, La politique du patrimoine. //Editions Galilée. ***
[Il n'est pas possible de résister à la politique du patrimoine. Elle propose, dans un monde hyper-fonctionnel, des espaces de diversion qui captent trop facilement tous nos deuils et toutes nos nostalgies.]
GUILLEBAUD Jean-Claude, L'homme est-il en voie de disparition? Editions Fides, Montréal 2004.
[Nous vivons aujourd'hui une rupture si radicale que l'idée d'apocalypse parfois effleure chacun de nous en ce début de troisième millénaire. Ces immenses changements nous renvoient à des périodes historiques aussi capitales que l'effondrement de l'Empire romain, la Renaissance, les Lumières ou la Révolution industrielle, périodes qui ont toutes accouché d'un monde nouveau.]
HEGEL, Esthétique - Le livre de Poche. Librairie générale française 1997.
[Cette Esthétique est, sans doute, la première oeuvre dans l'histoire de la culture occidentale, à conjoindre une réflexion sur l'activité artistique dans sa relation avec l'oeuvre historique de l'homme en général, une définition du concept de beauté dans ses manifestations diverses et une histoire générale de l'Art. (...) Jamais on n'était allé aussi profond dans la compréhension que les diverses sociétés se sont données de leurs productions artistiques. De cette profondeur, Elie Faure et André Malraux sont la progéniture.]
---> On lira notamment la partie consacrée à l'architecture. A partir de la page 26 du second tome. "Première section. L'architecture."
HEIDEGGER Martin, <Bâtir habiter penser> et <"L'homme habite en poéte"> in Essais et conférences. //Tel Gallimard. ***
[Comment l'homme habite-t-il aujourd'hui sur terre et qu'est-ce pour lui qu'habiter?]
HEIDDEGGER Martin, L'art et l'espace. Die Kunst und der Raum. //Erker.***
[Le vide n'est pas rien. Il n'est pas un manque.]
----> Se trouve également dans le volume Questions III et IV. //Tel Gallimard.
KAHN Louis. I, Silence et lumière. //Editions du Linteau.
[Qu'est-ce que le projet? Comment lier les différentes parties d'une oeuvre? Quelle est la substance et le rôle de l'espace? Quels rapports unissent la forme, la structure, la lumière et la matière?]
KLEE Paul, Cours du Bauhaus, Weimar 1921-1922 - Contributions à la théorie de la forme picturale. Hazan, Paris 2004.
[Nous sommes des façonneurs, des ouvriers-practiciens, et allons naturellement évoluer ici de préférence sur le terrain formel. (...)
... Il me faut insister ici encore plus sur le fait que la connaissance scientifique la plus exacte de la nature, des plantes, des animaux, de la Terre et de son histoire, des étoiles, ne nous est d'aucune utilité si nous ne sommes pas outillés pour leur représentation. Nous pouvons avoir le conception la plus spirituelle qui soit de l'action combinée de ces objets dans l'univers, cela ne nous sert à rien si, dans cette direction, nous ne sommes pas équipés avec des formes.]
KOOLHAAS Rem, New-York délire. //Parenthèses.
[Manhattan est l'arène où se joue le dernier acte du monde occidental.]
IBELINGS Hans, Supermodernisme. L'architecture à l'ère de la globalisation. //Hazan.
[La globalisation en architecture est généralement perçue comme une force négative conduisant à l'homogénéité et à l'uniformité.]
INGALLINA Patrizia, Le projet urbain. //Que sais-je? PUF.
[Quel est le sens du projet urbain pour peut qu'on le considère dans sa globalité?]
JEUDY Henri-Pierre, Critique de l'esthétique urbaine.// Sens et Tonka, Paris 2003.
[La ville excède la représentation que chacun peut en avoir. Elle s'offre et se dérobe aux manières dont elle est appréhendée.]
JONAS Hans, Une éthique pour la nature. //Ed. Desclée de Brouwer. ***
[La technique est désormais génératrice de malheur pour l'humanité : tel est le diagnostic que formule le philosophe Hans Jonas au fil de ces huits entretiens... Seule une éthique de la responsabilité, une ascèse de la modération librement consentie peuvent permettre à l'humanité d'éviter le pire.]
JULLIEN François, Traité de l'efficacité. Livre de Poche/Grasset, Paris 1996.
[D'où nous vient l'efficacité?
...
A la difficulté européenne à penser l'efficacité... s'oppose l'approche chinois de la stratégie...
J'appelle fonds d'effet ce dont nous vient cette efficacité sans dépense, et qui ne rencontre pas de résistance. Il nous conduira à concevoir une stratégie qui serait de l'efficience plus que de l'efficacité.]
JULLIER Laurent, Qu'est-ce qu'un bon film? //Editions La Dispute.***
[A l'appui des appréciations innombrables que chacun de nous (profane, amateur, cinéphile ou critique) porte au fil des jours sur tel et tel films de cinéma, il n'est guère difficile de repérer certains critères fortement récurrents. Sous des habillages infiniment variés - du plus naïf au plus distingué -, Laurent Jullier isole six critères de jugement de goût en matière de cinéma : le succès, la technique, l'édification, l'émotion, l'originalité, la cohérence.]
JUNICHIRO Tanizaki, Eloge de l'ombre. //Ed. Publications Orientalistes de France.
[Jamais pareil sujet n'avait été traité, sous une forme apparemment désinvolte, avec autant de bonheur; si bien qu'à l'heure d'en présenter cette version française, tout commentaire me paraît soudain superfflu.
Eteintes les lampes, place donc au magicien et à son théâtre d'ombres.]
LAÏDI Zaki, Malaise dans la mondialisation. //Textuels.***
[Pour Zaki Laïdi, la mondialisation sonne comme une "épreuve de vérité pour les sociétés, qui ont à répondre à cette question : quel sens donner au "vivre ensemble" par-delà le marché?"]
LECOURT Dominique, L'avenir du progrès. //Editions Textuel/Seuil. ***
["Hier l'avenir nous inquiétait parce que nous étions impuissants. Il nous effraie aujourd'hui par les conséquences de nos actes..."]
LEVERATTO Jean-Marc, La mesure de l'art. Sociologie de la qualité artistique. //Editions La Dispute. ***
[La Mesure de l'art dresse un tableau des bouleversements de l'univers artistique. Centré sur les problèmes les plus représentatifs de la modernité - du rôle du corps dans le jugement esthétique à la fonction d'intégration sociale de l'art, ou à la démocratie culturelle - ce livre est un précieux outil pour appréhender les évolutions culturelles et artistiques contemporaines.]
LEVY Jacques, Le monde pour Cité. //Editions Hachette.
[Un essai sur la dimension planétaire du monde, que beaucoup de travaux récents ignorent encore : la politique existe à l'échelle mondiale; il faut l'explorer sans a priori, bien au-delà de la géopolitique.]
LEVY Pierre, Qu'est-ce que le virtuel? //Editions de la découverte. ***
[Nos corps, nos intelligences, les messages et les biens que nous échangeons sont affectés d'un mouvement de virutalisation rapide et généralisée. Cette évolution atteint même nos manières d'être ensemble : communautés virtuelles, entreprises virtuelles, démocratie virtuelle... Faut-il craindre une déréalisation générale? Sommes-nous sous la menace d'une apocalypse culturelle? Ce livre défend une autre hypothèse... ]
LOOS Adolf, Paroles dans le vide. //Editions champ libre.
["Il est notoire que je ne classe pas les architectes parmi les êtres humains"].
LYOTARD Jean-François, La condition post-moderne. //Editions de Minuit.***
[Il y a eu de grands récits, l'émancipation du citoyen, la réalisation de l'Esprit, la société sans classes. L'âge moderne y recourait pour légitimer ou critiquer ses savoirs et ses actes... L'homme post-moderne n'y croit plus.]
MADEC Philippe, Exist. //Ed. Jean Michel Place.
[Fini le post-modernisme, voilà une passion pour un monde plus vaste que jamais, désormais environnemental et cybernétique. Aux architectes de s'engager dans la recherche du sens pour saisir la situation propre à l'architecture. Dussent-ils échapper à leurs fascinations anachroniques, revenir à un engagement citoyen et s'investir dans l'existence commune...]
MAURIN Eric, Le ghetto français, Seuil Paris 2004.
[Le problème de la ségrégation urbaine en France ne se limite pas à quelques centaines de quartiers dévastés par l'échec et la pauvreté. Ceux-ci ne sont que la conséquence la plus visible de tensions séparatistes qui traversent toute la société, à commencer par ses élites... ]
MERLEAU-PONTY, Causeries 1948, Seuil Paris 2002.
[Causerie n°2 : " De cet obscurcissement des notions les plus simples, de cette révision des concepts classiques que poursuit la pensée moderne au nom de l'expérience, je voudrais trouver aujourd'hui un exemple dans l'idée qui paraît d'abord la plus claire de toute : l'idée d'espace."]
MERLEAU-PONTY, L'Oeil et l'Esprit. //Folio essais. ***
[(Merleau-Ponty) cherche, une fois de plus, les mots du commencement, des mots, par exemple, capables de nommer ce qui fait le miracle du corps humain, son inexplicable animation, sitôt noué son dialogue muet avec les autres, le monde et lui-même - et aussi la fragilité de ce miracle.]
MONGIN Olivier, Vers la troisième ville? //Hachette - Questions de sociétés. ***
[Une approche originale et trés documentée des problèmes que pose la question de la ville : sommes-nous irrémédiablement entrés dans un monde de l'"urbain"? ]
MONNOYEUR Françoise, Qu'est-ce que la matière? Regards scientifiques et philosophiques. // Livre de Poche 2000.
[Quel est le rapport entre la matière qu'expérimente le physicien, celle avec laquelle travaille le chimiste, et la matière qui nourrit les spéculations du philosophe?...
Pour architectes : voir le chapitre sur la notion de Khora dans le Timée de Platon.]
MORIN Edgar, Introduction à la pensée complexe. //Edition ESF.***
[La complexité est un mot problème et non un mot solution. Edgar Morin nous propose ici une introduction à la pensée complexe.]
MORIN Edgar, Pour une politique de civilisation. //Arléa.***
[Il s'agit des déficiences et des carences de notre civilisation et, par là-même, de nos besoins et de nos aspirations, qui ne sont pas seulement monétaires.]
MUMFORD Lewis, Le piéton de New-York. //Editions du Linteau.
["La ville existe - écrivait-il - non pour la circulation des automobiles mais pour le bien-être et la culture des hommes."]
NERVI Pier-Luigi, Savoir construire. //Editons du Linteau.
[Nervi fut l'un des rares ingénieurs des temps modernes qu ait cherché - et réussi - à intégrer dans ses realisations l'héritage romain et rationaliste. C'est peut-êrre la raison pour laquelle il sut donner au béton armé élégance et légèreté.]
NEUMEYER Fritz ---> MIES VAN DER ROHE. Réflexions sur l'art de bâtir.// Editions du Moniteur. ***
[La transcendance de l'objet matériel en métaphore de l'accomplissement d'un ordre spirituel est chez Mies le fruit d'une quête d'absolu et de rigueur sans faille, nourrie par des lectures de jeunesse régulièrement réactivées, du néo-platonisme à Nietzsche en passant par saint Thomas d'Aquin, l'architecte catholique Rudolf Schwarz, le penseur du Bauhaus Siegfried Ebeling et le prêtre Romano Guardini. Le fonctionnalisme et la fascination pour la technique et le détail sont toujours subordonnés à une véritable métaphysique de la construction et de l'art.]
NORBERG-SCHULZ,Christian, Habiter - Vers une architecture figurative. //Editions Electa Moniteur. ***
[Le terme "habiter", dans ce nouveau livre de Norberg-Schulz, signifie plus qu'avoir un toit et un certain espace à sa disposition... "Habiter" signifie d'abord expérimenter "la vie comme une multitude de possibilités..."
NORBERG-SCHULZ Christian, Système logique de l'architecture. //Editions Mardaga.
[Comme celle du passé, l'architecture de notre temps est la manifestation la plus sensible et la plus universelle du système social de l'espèce humaine. C'est pourquoi, au moment où ce système se développe en facteur d'aliénation, l'architecture fonctionne comme un champ de confrontation privilégié entre le système et l'espèce.]
NUSSAUME Yann, Tadao Andô et la question du milieu. //Le Moniteur.
[L'architecture est l'art d'articuler le monde grâce à la géométrie.]
PANOFSKY Erwin, Idea. Contribution à l'histoire du concept de l'ancienne théorie de l'art. //Ed. Idées Gallimard.
[Au centre de cette recherche sur le Beau et l'Idée de Beau dans les arts plastiques, Panofsky esquisse une distinction méthodologique décisive entre ce qu'il appelle les anciennes "Théories de l'art", qui n'ont pas encore dissocié le pulchrum du bonum, et la moderne "Esthétique", pour laquelle la beauté artistique n'est plus fondée que sur le vouloir et le plaisir d'art. Ce "renversement de sens" est, parmi d'autres, constitutif de la modernité en art...]
PAYOT Daniel, Le philosophe et l'architecte. //Aubier. Philosophie de l'esprit.***
[Pourquoi la figure de l'architecte est-elle à ce point fascinante pour le philosophe? Pourquoi tant de "portraits du philosophe en architecte"?]
PELLEGRINO Pierre, Le Sens de l'Espace. Les Grammaires et les Figures de l'Etendue. //Editions Anthropos.***
[L'ouvrage s'interroge sur les figures de l'espace contemporain. Saisir la figure d'un espace suppose rapporter sa forme et son sens. De grandes oppositions de valeurs surdéterminent les formes de l'étendue; ce sont des oppositions telles que celles du sacré et du profane, de l'universel et du particulier, du public et du privé.]
PERELMAN Marc, Urbs ex machina. Le Corbusier. //Les éditions de la passion. ***
[Il fallait mettre un terme - déjà théoriquement - aux trop nombreux dégâts pratiques qu'ont entraînés les projets et réalisations de Le Corbusier.]
PETRARQUE, L'ascension du mont Ventoux. // Millet une nuits, 2001.
Voir également RITTER....
[C'est l'une des lettres les plus célèbres de toute la tradition épistolaire occidentale. L'une des plus belles, l'une des plus essentielles aussi. On y a vu l'invention du paysage.... ]
PINSON Daniel, Architecture et modernité. //Dominos Flammarion.
[L'architecture était passée des oeuvres d'art monumentales aux grands ensembles standardisés. Désormais, la qualité du cadre de vie tend à devenir sa préoccupation majeure.]
POMPIDOU Centre..., Architectures non standard. //Editions du Centre Pompidou.
[Si chacun peut évaluer au quotidien les mutations apportées par les outils numériques dans la communication tant des informations que des images, il reste plus difficile de faire une synthèse des réorganisations profondes qui touchent le domaine industriel et les disciplines de conception ou de création. Derrière la mutation technologique qui impose une transformation des usages et des pratiques, c'est un changement d'ordre culturel imposant ses modes de pensée et son esthétique auquel il va falloir se confronter.]
PORTZAMPARC (Christian de...) et SOLLERS (Philippe), Voir Ecrire. //Calmann-Lévy.
["Il faut faire une architecture pour le son", lui avait dit Philippe lors de leur première rencontre.]
PROST Robert, Conception architecturale. Une investigation méthodologique. //
L'Harmattan.
[... cet ouvrage déborde largement le champ spécifique de la conception architecturale, pour interroger d'autres niveaux de généralité que l'on peut rassembler autour des problèmatiques relatives aux logiques et processus de formulation/résolution de problèmes, et de ce qu'il faut appeler prudemment les "sciences de la conception" ou du design.]
QUINZE ENTRETIENS AVEC DES ARCHITECTES, L'Architecture en questions. //
[Ce livre, où les paroles se croisent, se font écho ou s'opposent, se veut un premier jalon pour l'ouverture d'un débat critique et constructif sur l'architecture et son environnement, nos lieux et nos modes de vie.]
RASMUSSEN Steen Eiler, Découvrir l'architecture. // Première édition 1959. Edition du Linteau 2002.
[Il fallait un Danois pour parler si simplement de l'architecture. Loin des démonstrations savantes et de nos références culturelles, Rasmussen nous fait découvrir ce que sont les espaces que nous traversons tous les jours, ce qui fait la qualité d'un lieu, le pourquoi du charme des bâtiments anciens les plus anodins... ce qu'est en fait fondamentalement l'architecture. C'est écrit dans une langue simple, jamais insignifiante, fruit de quarante ans d'expérience et d'enseignement au Danemark, en Angleterre et aux Etats-Unis.]
RAZAC Olivier, Histoire politique du barbelé. La prairie, la tranchée, le camp. // La Frabrique Editions.***
[En un peu plus d'un siècle, le barbelé est devenu un symbole universel d'oppression, de tyrannie et de violence.]
RENK Alain, Construire la ville complexe? //Editions Jean Michel Place.
[L'architecture, qui englobe l'ensemble de ces activités, doit résister aux réflexes de simplification pour concevoir les nouveaux outils qui lui permettront d'agir sur cette réalité.]
RIEGL Aloïs, Grammaire historique des arts plastiques. //Editions Klincksieck.
[Par l'introduction du concept de Kunstwollen, Riegl a créé une méthode de réflexion très originale dont lui furent redevables nombre d'esthéticiens du XX°siècle, parmi les plus grands. Par Kunstwollen il entend une force de l'esprit humain donnant naissance aux affinités formelles d'une même époque, dans toutes ses manifestations culturelles. Cette volonté artistique et ses variations sont conditionnées par la vision du monde laquelle naît de la religion et de la pensée scientifique fondamentale. Riegl interprète donc l'histoire de l'art comme une histoire de l'esprit.]
RIEGL Aloïs, Le culte moderne des monuments, Seuil - Paris 1984.
[Conserver et protéger ce que nous appelons les monuments les monuments historiques apparaît aujourd'hui comme un dogme de valeur universelle. Mais il n'en a pas toujours été ainsi - l'idée n'apparaît pleinement qu'au XIX°siècle - et encore à l'heure actuelle, les critères et objectifs de cette préservation sont loin d'être clairs. Dans une analyse magistrale, qui demeure inégalée, Aloïs Riegl ( 1858-1905), un des fondateurs de l'histoire de l'art contemporaine, démonte le concept de monument historique, révèle les valeurs conflictuelles sur lesquelles il repose, et les solutions contradictoires sur lesquelles il repose, et les solutions contradictoires que ce conflit peut commander - par exemple, restaurer ou laisser user. Le Moderne Denkmalkultus fut écrit en 1903, afin de poser les bases doctrinales d'une nouvelle politique : il ne suffit pas de dire "c'est un monument historique", il faut savoir ce que cela signifie, et comment on veut le traiter.]
RITTER Joachim, Paysage. Fonction de l'esthétique dans la société moderne. //
Editions de l'Imprimeur.***
[La question du paysage et des jardins est plus que jamais à l'ordre du jour, particulièrement en France où le débat est très sensible. Ce livre a pour objectif de nourrir la réflexion en présentant les fondements philosophiques de la question.]
RIVALTA Luca, Louis I. Kahn. La construction poétique de l'espace. //Ed. Le Moniteur.
[... Louis Kahn a sans doute été l'architecte le plus novateur de la seconde moitié du XX°siècle. Ses oeuvres aussi bien que ses positions théoriques ont révolutionné la façon de penser et de construire l'architecture, et ouvert une nouvelle direction de recherche à des générations d'architectes.]
ROGER Alain, Court traité du paysage, Gallimard Paris 1997.
[Ce court traité n'est pas un manuel de vulgarisation, bien au contraire. Il ne dissimule pas ses convictions culturalistes. Le paysage, nos paysages sont des inventions historiques, dues, pour l'essentiel, aux artistes. Un "pays" devient un "paysage" par une opération qu'Alain Roger, reprenant un mot de Montaigne, nomme artialisation, que celle-ci intervienne directement sur le socle naturel, in situ - c'est l'oeuvre des jardiniers, des paysagistes, du Land Art.... - , ou qu'elle opère indirectement, in visu, par l'intermédiaire de modèles, qui modèlent le regard collectif - c'est l'oeuvre des peintres, des écrivains, des photographes...]
ROGERS Richard, Des villes pour une petite planète. //Le moniteur.
[D'ici à 2025, les trois quarts de la population mondiale vivront dans les villes. Aujourd'hui, la moitié y vit déjà. Or, la ville moderne... est un facteur de pollution, d'aliénation et de fracture sociale.]
ROSSI Aldo, L'architecture de la ville. //Ed. livre et communication.
[Un livre fondamental qui s'inscrit dans le droit fil des préoccupations contemporaines autour de l'architecture urbaine, et qui contribue à esquisser les grandes orientations de l'architecture de demain.]
ROWE Colin (Koetter Fred), Collage City. I//n Folio.
[... Collage City est désormais un classique de la théorie urbaine. Réévaluation critique des théories contemporaines de l'urbanisme et du rôle de l'architecte-urbaniste dans un contexte urbain, cet ouvrage s'adresse aussi bien à des historiens, des spécialistes du droit public, des sociopsychologues et des politiciens qu'à des architectes.]
ROWE Colin, Mathématiques de la villa idéale et autres essais. (-->Transparence réelle et virtuelle). //Editions Hazan.
SALIGNON Bernard, La cité n'appartient à personne. Architectures - Esthétique de la forme - Ethique de la conception. //Editions Théétète. ***
[Toute cité, bien commun, public, comme Bien, se propose d'être la réalisation concrète d'un mythe fondateur qui, dans son essence, indique l'inappartenance de la cité...]
SCHLEIERMACHER F. D. E., Esthétique. Cerf, Paris 2004.
[... L 'art n'est pas d'abord affaire de jugement, mais se comprend, dans le processus de la production de l'oeuvre, comme une des possibilités fondamentales de l'activité humaine...
L'art est pour Schleiermacher l'expression du sentiment individuel par le travail de l'imagination (Fantasie). Il est à la fois interprétation du monde et formation de la subjectivité. L'oeuvre est la mise en forme d'un sentiment.]
---> Les pages consacrées à l'architecture sont essentielles.
SEBALD W. G., De la destruction comme élément de l'histoire naturelle. //Actes Sud Arles 2004).
[A travers ce texte magistral, WG Sebald révèle à quel point le bombardement massif, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, du sol allemand par les troupes alliées est frappé de tabou au sein de la société et de la littérature allemandes. Récusant le sentiment de culpabilité des intellectuels allemands, qui fausserait leur jugement autant que leur inspiration esthétique, Sebald comble la lacune par une évocation à sa manière de ces "raids d'anéantissement" qui ont coûté la vie à six cent mille civils.
De la destruction comme élément de l'histoire naturelle est une oeuvre incisive et puissante, illustrée de photos et de documents, rendant palpable la souffrance de son pays, écrite par l'un des auteurs contemporains les plus marquants.]
SEGUIN Louis, L'espace au cinéma. (Hors-champ, hors-d'oeuvre, hors-jeu). //Editions Ombres/Cinéma.
[L'espace-temps du cinéma est un piège, une bonne occasion d'ouvrir, une fois encore, la retraite de l'espace à l'empire du temps.]
SENNETT Richard, La conscience de l'oeil. Urbanisme et société. //Editions de la Passion.
[L'aspect des villes reflète la grande peur cachée qu'ont leurs habitants de s'exposer. Dans leur esprit, "s'exposer"suggère davantage le risque d'être blessé que la chance d'être stimulé.]
SIMMEL Georg, Philosophie de la modernité, Payot Paris 2004.
[Qu'il étudie la femme, l'art ou la ville dans la société de son temps, Georg Simmel interroge la modernité et ses valeurs esthétiques. Celle-ci se caractèrise par l'individualisme et la dissolution des contenus stables, le changement, la mobilité. Le conflit en est une forme essentielle, présente à tous les niveaux de la réalité, inhérente à la vie même; cette catégorie permet en particulier de déchiffrer la crise de la culture contemporaine.]
SIMONDON Gilbert, L'invention dans les techniques. / Seuil, Paris 2005, 350 pages/
[... Il est possible (...) de situer la technique par rapport au développement et à l'histoire de l'humanité et, en même temps, de faire apparaître son autonomie de principe par rapport à ses causes socio-économiques "extrinsèques", voire son indépendance, à certaines époques, à l'égard de la science : ce n'est pas une simple application de la science. C'est l'invention qui assure l'autonomie de l'objet technique : "Les réalisations techniques apparaissent par invention". ]
SITTE Camillo. L'art de bâtir les villes. L'urbanisme selon ses fondements artistiques. //L'équerre.
[La traduction nouvelle de Daniel Wieczorek présente toutes les garanties scientifiques. Elle va enfin faire connaître au public francophone l'ouvrage qui a, le premier, opposé tissu urbain et monuments et dont la lecture devrait être une obligation pour ceux qu'intéressent aujourd'hui les problèmes de patrimoine urbain.]
SIZA Alvaro, Des mots de rien du tout - Palavras sem importância. //Publications de l'université de Saint- Etienne. (Bilingue).
[Il existe une architecture qui impressionne moins et moins de gens. Elle peut êre de grande ou de petite dimension, de plus ou moins bonne qualité. Elle peut être modeste, si rien n'oblige à une présence particulière, ou compliquée, mais pas par immodestie. Elle est rarement, voire jamais gratuite. Elle tisse des liens avec tout ce qui l'entoure, bien que ce ne soit ni apparent, évident ou formel. Cette architecture habite un monde de simplicité et de magie. On y trouve une église romane perdues au milieu des champs de maïs du Minho, des bidonvilles nés de la misère ou la maison de Luis Barragan, une ferme dans l'Alentejo que personne ne connaît, les gratte-ciel de New-York jamais étudiés ou la maison Tzara de Loos, le patio rouge de Fernando Tavora. Toutes, architectures d'auteur.]
SLOTERDIJK Peter, La Domestication de l'Etre, Mille et une nuits, Fayard - Imprimé à Turin, 2000.
[Notre époque, qui présente l'apparence de la pacification, est en vérité en proie à un boulversement radical, notamment sous l'influence de la technologie génétique. Peter Sloterdijk se propose de penser cette situation qui, "dans la mesure où elle déraillerait, pourrait dégénérer en une prise d'otage des sociétés par leurs propres technologies avancées". Mais pour la comprendre, il tente de remonter les fils de l'onto-anthropologie, jusqu'à l'origine même de l'homme, son apparition dans la "clairière" de la technicité.]
SLOTERDIJK Peter, Règles pour le parc humain. //Ed. des mille et une nuits.***
["La domestication de l'être humain constitue le grand impensé face auquel l'humanisme a détourné les yeux depuis l'Antiquité (....) - le simple fait de s'en apercevoir suffit à se retrouver en eau profonde."
Alors que nous sommes aujourd'hui au point charnière entre un retour à la bestialité - passant entre autres par de nouveaux jeux du cirque multimédia - et son refus, le philosophe allemand Peter Sloterdijk... s'interroge sur la voie que peut suivre l'humanité vers un apprivoisement d'elle-même, après la fin regrettée de l'humanisme littéraire.]
SOMMER Robert, Milieux et modes de vie. A propos des relations entre environnement et comportement. Infolio Editions, Dijon 2003.
[L'homme et son espace personnel sont à l'origine de tout projet de construction ou de transformation du milieu habitable. Robert Sommer suggère et approfondit la notion de projet social (social design) qui permet à l'urbaniste et à l'architecte d'opérer des choix pertinents. L'ouvrage constitue une synthèse des connaissances acquises à ce jour en psychologie de l'environnement./R Sommer est professeur de psychologie à l'Université de Californie à Davis./ ]
THIBERGE Claude, La ville en creux. //Editions du Linteau.
[La ville est-elle constituée par ses bâtiments ou par l'espace qu'ils déterminent et que l'auteur dit "en creux" : ses places, ses promenades, ses boulevards?"]
THOREAU Henry David, De la marche. / Editions mille et une nuits. 80 pages).
THOREAU Henry David, Walden ou la vie dans les bois. //Gallimard. ***
[En plein XIXe siècle, dans le pays qui est en passe de devenir le plus industrialisé du monde. Thoreau tourne le dos à la civilisation et s'installe seul, dans les bois, à un mille de tout voisinage, dans une cabane qu'il a construite lui-même, au bord de l'étang de Walden, Massachussets. Il ne doit plus sa vie qu'au travail de ses mains.]
TRIC Olivier, Conception et projet en architecture. //Editions l'Harmattan.
[Le présent ouvrage a l'ambition d'apporter un peu de lumière au mystère de la "boîte noire" que constitue la création architecturale... Le travail de l'architecte n'est jamais considéré en lui-même, mais il est toujours étroitement mis en rapport avec le système d'acteurs (maîtres d'ouvrages, entrepreneurs, administration, riverains...), qui pèse d'un poids déterminant sur l'activité de création particulière qu'est l'architecture.]
TSCHUMI, Une architecture en projet. //Editions du Centre Pompidou.
[Dans ce dialogue des arts entre eux, qu'est-ce que l'architecture peut dire des arts de l'image?...]
VALERY Paul, Eupalinos. //Poches/Poésie/Gallimard. ***
["... Il avait de pareilles attentions à tous les points sensibles de l'édifice. On eût dit qu'il s'agissait de son propre corps. Pendant le travail de construction, il ne quittait guère le chantier. Je crois bien qu'il en connaissait toutes les pierres."]
VELTZ Pierre, Des lieux et des liens. Le territoire français à l'heure de la mondialisation. // L'aube - Intervention - 2002.
[La montée des "interdépendances" à large échelle, ce qu'on appelle communément la mondialisation, bouleverse en profondeur les repères de nos actions et de nos projets.]
VENTURI Robert, De l'ambiguïté en Architecture. //Ed. Dunod. (1971).
[Une architecture de complexité et de contradictions abonde en ambiguïtés et en tensions. Elle est forme et fond, abstraite et concrète, et sa signification découle tout autant de ses caractéristiques internes que du contexte particulier dans lequel elle s'insère. Un élément architectural est perçu à la fois comme forme et structure, matière et matériau.]
VENTURI Robert, L'enseignement de Las Vegas ou le symbolisme oublié de la forme architecturale. //Editions Mardaga.
[L'enseignement de Las Vegas constitue une documentation brillante sur notre temps, un compte-rendu, sous un angle théorique, de notre héritage archtiectural et un ouvrage qui se sert de l'histoire d'une manière intelligente, habile et créatrice : c'est rare. Voilà donc un livre à contester, à critiquer, mais qu'il faut lire.]
VINGTIEME SIECLE, Revue d'histoire- Dossier : Révolution urbaine et mondialisation. Janvier-mars 2004.
VIRILIO Paul, L'espace critique. //Ed. Christian Bourgois. ***
[Pour revenir de San Francisco vers l'Europe, on peut emprunter une ligne aérienne qui passe au-dessus des glaces du Groenoand. Or, à certaines périodes de l'année, on assiste à un phénomène étrange : il n'y a pas de nuit, on a derrière soi, les lueurs rouges du crépuscule et, en même temps devant soi, les lueurs vertes de l'aurore... Cette situation trahit l'incertitude qui est désormais la nôtre quant à l'espace, au temps réel, le déclin de l'importance du jour astonomique, l'aube d'une durée, d'un "jour technique" indépendant des conditions de milieu où l'ubiquité du transport supersonique rejont celle des communications audio-visuelles : comme les événements retransmis en direct à la télévision, les lieux, les positions, deviennent interchangeables à volonté. ]
VIRILIO Paul, La vitesse de libération. //Editions Galilée. ***
["Ce monde tel que nous le voyons est en train de passer", écrivait Paul de Tarse. Aujourd'hui, si ce constat cinématique s'impose toujours à l'esprit, la question qui demeure est : oui, mais à quel vitesse?
Que ce soit dans le domaine des relations publiques ou privées, dans celui des transports ou de l'économie, le passage de la figure du monde ne cesse de s'accélérer."]
VIRILIO Paul, Ce qui arrive. //Editions Galilée. ***
["On nous cache quelque chose, le rideau va se lever...", soupçonnait Bertolt Brecht.
En ce début de millénaire, nous somme à nouveau des spectateurs qui attendent en silence le lever du rideau, sans oser croire à l'évidence de ce qui arrive.
Dans cet ouvrage introductif à sa thèse sur l'ACCIDENT INTEGRAL, Paul Virilio s'intéresse à la naissance de la philofolie, d'un progrès devenu suicidaire, et à ses derniers acteurs.]
VIRILIO Paul, Ville panique. Ailleurs commence ici. // Galilée 2004. (Prix 2004 de la ville à lire de France-Culture).
[Après Hiroshima, l'attentat massif contre New-York a inauguré l'ère du "déséquilibre de la terreur" ruinant l'importance stratégique, non seulement du nombre d'adversaires en présence, mais également de toute étendue.]
YOUNES (et collectif), Maison-Mégapole. Architectures, philosophies en oeuvre. //Les éditions de la passion. ***
[Quoi de commun entre maison et mégapole? L'étendue et la durée de l'existence humaine. Nous habitons dedans et dehors, la maison et la mégapole.]
http://ensanancy.typepad.com/philpremiere/2006/01/bibliographie_g.html
Rédigé par: el | 05 septembre 2007 at 19:57
http://ensanancy.typepad.com/philpremiere/2006/01/bibliographie_g.html
Rédigé par: el | 05 septembre 2007 at 19:58